Déclaration du Sénégal à la 75ème Assemblée Mondiale de la Santé avec Abdoulaye Diouf Sarr, Ministre de la Santé et de l’Action sociale
 Thème : « La Santé pour la Paix, la PAIX pour la Santé »
Après deux années fortement marquées par la pandémie de Covid 19, nous nous retrouvons, en présentiel, pour la tenue de nos assises sur la santé mondiale.
S’il est vrai que la pandémie de Covid 19 a considérablement éprouvé nos systèmes de santé et bouleversé nos structures économiques et sociales, il est tout aussi vrai que les situations de conflits continuent à peser négativement sur la santé.
C’est pourquoi je voudrais me réjouir du choix du thème de cette session et en remercier le Directeur Général et le Bureau de l’Assemblée Mondiale.
Je voudrais m’associer à la déclaration prononcée par le Togo au nom de la Région africaine de l’OMS.
Mesdames et Messieurs,
La thématique de ce débat général : « la santé pour la paix, la paix pour la santé » nous interpelle à plus d’un titre.

En effet, les conflits armés et autres actes de violences causent de terribles souffrances aux populations ; ils mettent en péril leurs droits les plus élémentaires, dont celui de bénéficier du meilleur état de santé possible.
De plus, les situations de conflits affectent considérablement les actions des organisations humanitaires, des personnels de santé et d’aide à la personne, qui, bien souvent, sont victimes d’actes de violence.
Les services de santé sont, eux-aussi, la cible d’attaques à l’occasion des conflits. Aussi sont-ils souvent dans l’impossibilité de donner des prestations de santé de qualité aux populations qui elles-mêmes sont déplacées ou piégées dans les zones de conflit.
Ces actes, constitutifs d’une violation grave du droit international humanitaire, entravent l’efficacité de nos actions collectives vers une paix durable, car il est reconnu que la paix est un déterminent structurel de la santé et, inversement, les conflits nuisent de manière indéniable, à la santé des populations et aux systèmes de santé.

Ainsi, il est important que nous nous donnions les moyens d’assurer, un exercice sans entrave du droit à la santé.
Plus encore, il convient de replacer la question de la paix au cœur de nos priorités, car comme l’a indiqué la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé, la paix est la première condition préalable pour garantir la santé.
Le Sénégal, fidèle à sa tradition de pays démocratique, de dialogue, de tolérance et de paix, n’a de cesse d’apporter sa contribution à la paix et à la sécurité, aux niveaux international et régional.
Nous sommes conscients que dans le domaine de la santé en particulier, aucune action durable ne peut être réalisée au profit des populations en l’absence de paix.
C’est pourquoi, mon pays salue l’Initiative mondiale santé pour la paix, élaborée sous l’égide de l’OMS et inscrite dans le 13ème programme général de travail de l’Organisation.
Ma délégation encourage l’OMS et les partenaires, pour la mise en œuvre des différentes actions préconisées, en réaffirmant que celles-ci sont additionnelles aux efforts collectifs que nous entreprendrons en vue d’assurer une paix durable et de faire de la santé un vecteur de la paix comme cela est stipulé dans la constitution de notre organisation : « la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité ».