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REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DU JEUDI 29 JUILLET 2010 Le Soleil : PALUDISME : Les moustiques des zones urbaines résistent plus aux insecticides Les moustiques des zones urbaines résistent plus aux insecticides que ceux des zones rurales. Telles sont les conclusions d’une étude réalisée dans le cadre de la lutte anti-vectorielle par les responsables du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) a réalisé en 2008 et 2009 des tests de sensibilité sur la résistance des moustiques aux insecticides. Ces tests, qui se sont déroulés dans 11 sites sentinelles du pays, ont montré que les moustiques des zones urbaines comme Dakar et Kaolack résistent plus aux insecticides utilisés pour leur élimination. Par contre, le problème ne se pose pas dans les zones rurales où les insecticides utilisés continuent à neutraliser les moustiques, malgré une baisse de sensibilité constatée, ces dernières années, a expliqué le Dr Abdoulaye Diop, du Pnlp, par ailleurs responsable du volet de lutte anti-vectorielle. Les résultats de ces tests ont été publiés, hier, lors d’un forum intitulé « Prise en charge de la résistance des vecteurs du paludisme aux insecticides : innovation de lutte anti-vectorielle ». Dans un document remis à la presse, il est mentionné que la résistance d’un vecteur à un insecticide peut se définir comme la faculté de celui-ci à survivre à des doses qui auraient dû, normalement, l’éliminer. Il suffit qu’il se pose sur le support de la pièce traitée ou de la moustiquaire imprégnée pour être tué par l’insecticide. Malheureusement, dans les zones urbaines, le moustique pulvérisé peut rester longtemps avant de mourir ; ce qui pose un véritable problème de résistance non encore identifié. Cette résistance aux insecticides constitue une menace aux interventions de prévention du paludisme.Le Dr Diop a déploré, aussi, la non maîtrise de l’utilisation des insecticides. Ces produits sont utilisés dans les secteurs de la santé et de l’agriculture sans respect d’aucune norme, notamment le dosage. « Le forum est alors un lieu de réflexion pour mettre en place une bonne politique d’utilisation d’insecticide au Sénégal », a indiqué le Dr Abdoulaye Diop. Le coordinateur du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), le Dr Papa Moussa Thior a, quant à lui, annoncé la mise en place d’un programme hivernal de lutte contre le paludisme. Il permettra de sensibiliser et d’inviter la population à la vigilance, c’est-à-dire, en cas de fièvre, d’aller se faire dépister pour bénéficier gratuitement des médicaments. Le deuxième volet sera consacré à une campagne nationale de distribution de masse des moustiquaires imprégnées. Cette dernière a déjà démarré dans les régions de Sédhiou, Kolda, Kédougou et Tambacounda. Elle touchera, dans les prochains jours, les régions de Kaolack, Fatick et Diourbel. Il est prévu, au mois d’août 2010, une caravane itinérante qui sera conduite par le ministre de la Santé. « Durant cette campagne, nous allons nous déplacer avec des unités mobiles pour dépister, traiter et sensibiliser les populations sur les modes de prévention du paludisme », a soutenu le Dr Papa Moussa Thior, rappelant qu’en 2009, plus de 2 millions de moustiquaires imprégnées ont été distribuées au Sénégal, notamment aux enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Le Soleil : CORPS EN ÉTAT DE PUTRÉFACTION OU CARBONISE... : Le colonel Khalifa Dieng soutient une thèse sur la reconstitution faciale Le docteur en odontologie légale Khalifa Dieng a soutenu une thèse sur « Odontologie légale et vérification humaine : intérêt d’une approche par les dessins dans les méthodes de reconstitution faciale ». Sanctionnée par une mention très honorable, la thèse renferme des techniques qui peuvent être utilisées pour l’identification des corps en cas de catastrophes et aussi pour éclairer les décisions de justice dans certaines circonstances. La reconstitution faciale est une discipline à l’état de balbutiement à travers le monde. Le docteur Khalifa Dieng est le premier Sénégalais à investir ce champ en friche au Sénégal. Ce colonel de l’armée se sert des figures géométriques et des formules mathématiques pour déterminer la position, la longueur de l’oreille, du nez et d’autres organes de la face. « Il ressort par la méthode par dessin que la pupille de l’Å“il, la largeur et la pointe du nez, la position de l’oreille, occupent des repères anatomiques plus proches de la réalité, car déterminés à l’aide de plans crâniens. Cependant, il faut disposer du crâne pour apprécier la forme de l’épine nasale antérieure et celle de la mastoïde qui renseigne sur l’orientation externe du nez et de l’oreille », expose le docteur Khalifa Dieng, par ailleurs assistant en Odontologie légale au département d’Odontologie, de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Les professeurs Fatou Guèye Ndiaye, Pape Demba Diallo, Boubacar Diallo et le président du jury Lamine Sow ont relevé l’originalité de ce sujet et encouragé Khalifa Dieng à ne pas se contenter de sa thèse. « Je ne connaissais rien de cette discipline lorsque Khalifa m’a sollicité pour l’encadrer. J’ai accepté de me lancer dans l’aventure scientifique », reconnaît l’encadreur, le Pr Pape Demba Diallo. Au-delà de l’intérêt scientifique, ces recherches pourraient être utilisées en cas de catastrophes, d’incendies ayant entraîné plusieurs morts qui ont besoin d’être identifiés. Les techniques aident à refaire les visages des victimes avec une approximation qui s’approche de l’exactitude. « Nous pouvons estimer l’âge et même le profil ethnique, le sexe de la personne avec la bouche. Cette recherche est fondamentale pour nos sociétés où il faut d’abord identifier la personne avant de l’enterrer.Aujourd’hui, il est fondamental que nous ayons des spécialistes, car aucun pays n’est à l’abri des catastrophes naturelles », fait remarquer le Pr Pape Demba Diallo. Cette thèse ouvre à ce colonel de l’armée les portes de la collaboration avec d’autres disciplines médicales et aussi avec la justice. Selon Me El Hadj Guissé, le travail contribuera à éclairer les décisions de justice dans certaines circonstances. « Nous ne pouvons pas fonctionner dans certains cas, sans recourir à la médecine. Vous serez désormais sollicité au Sénégal et dans la sous-région. La justice a besoin de la science de l’observation pour s’approcher de la lumière de la vérité », a indiqué Me Guissé. Pour l’avenir, selon le professeur Charles Georget de l’Unité d’Odontologie Médico-légale de Paris, la société et la justice auront besoin des services de Khalifa Dieng. Toutefois, l’universitaire a énuméré les règles devant guider le scientifique engagé dans la reconstitution faciale. Elles ont pour noms la patience, la rigueur et surtout la lutte perpétuelle contre la complaisance. « Lorsqu’on fait la reconstitution faciale, on a l’impression de revoir la même personne. Mais, c’est un travail qui n’est pas facile. On ne doit pas faire la reconstitution faciale pour plaire à une famille ou reconstituer une mémoire. Elle demande de la patience. En France, nous venons de faire la reconstitution faciale d’une personne décédée, il y a 18 ans », prodigue le Pr Charles Georget, par ailleurs expert près de la cour d’Appel d’Orléans.
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