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Plan National de Développement Sanitaire PNDS 2009 - 2018
Programme National de Lutte contre le Paludisme
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Le Sénégal porté à la vice-présidence du comité régional de l’OMS.

Le Ministère de la Santé et de la Prévention veut renforcer la médecine traditionnelle

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Programme National de Lutte contre le Paludisme

Responsable : Docteur Moussa THIOR
Structure Responsable :
Contact sur le projet : Rue Aimé Césaire X E, Dakar Fann ; Tél : 00 221 33 869 07 99, Fax : 00 221 33 864 41 20, email : plcpalu@sentoo.sn
Site web : http://www.pnlp.sn/
Liste des Intervenants : OMS, THE GLOBAL, USAID, UNICEF, JICA

• HISTORIQUE / CONTEXTE

Le paludisme constitue au Sénégal un problème majeur de santé publique. En effet, il sévit de façon quasi permanente avec une recrudescence saisonnière pendant la saison des pluies. Le paludisme représente 5,62 % des motifs de consultation des services de santé avec une mortalité proportionnelle de 7,14 % (Rapport PNLP 2008).

Compte tenu de l’ampleur de la situation, le Sénégal a toujours manifesté la volonté de combattre le paludisme avec détermination. C’est ainsi que :

En 1992 , le Sénégal a introduit l’Initiative de Bamako (IB) dans le cadre de la mise

en Å“uvre de la politique des Soins de Santé Primaires (SSP) et s’est engagé dans la

politique d’abandon de la chimioprophylaxie de masse.

En 1995 , le Sénégal a élaboré un Programme National de Lutte contre le Paludisme dont les activités ont été intégrées dans le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 1998-2007 et le Programme de Développement Intégré de la Santé (PDIS).

En 1997 , à l’instar de 21 autres pays africains, le Sénégal a bénéficié d’un financement de l’OMS dans le cadre d’un plan d’accélération de la lutte contre le paludisme dans 12 districts sanitaires. A la même période, la lutte contre le paludisme a été intégrée dans le Projet de Lutte Contre les Maladies Endémiques (PLCME) financé par la Banque Mondiale.

En juin 1999 , le Sénégal a adhéré à l’Initiative Roll Back Malaria (Faire Reculer le Paludisme), lancée conjointement par l’OMS, la Banque Mondiale , l’UNICEF et le PNUD en 1998.

En avril 2000, la déclaration d’Abuja issue du Sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernements est venue renforcer cette initiative mondiale.

En juillet 2000 , les Assises Nationales sur la Santé ont identifié la lutte contre le paludisme comme une des principales priorités du Gouvernement du Sénégal.

En 2003, le Sénégal a bénéficié d’un financement dans le cadre du 1 er round du Fonds Mondial de Lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme.

La même année, le Sénégal a changé de politique de traitement et de prévention du paludisme suivant un processus consensuel.

En 2004, le Sénégal a bénéficié d’un financement dans le cadre du 4 ème round du Fonds Mondial de Lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme.

 Le 17 juin 2005 , le Sénégal a signé un accord de subvention dans le cadre du 4 ème round du Fonds Mondial de Lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme.

Le 20 mars 2008 , le Sénégal a signé un accord de subvention dans le cadre du 7 ème round du Fonds Mondial de Lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme.

2. ORGANISATION DU PNLP

Le PNLP comprend :

• Le Coordonnateur

• Le Coordonnateur Adjoint

• Les Bureaux et les Points Focaux

• Le Secrétariat

Quatre commissions techniques pluridisciplinaires et multi sectorielles apportent leur expertise et accompagnent le programme dans l’accomplissement de ses missions :

• La Commission de la formation

• La Commission de la recherche

• La Commission des IBC

• La Commission chargée du suivi et de l’évaluation

 3. Missions et rôles du PNLP

Le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) est logé à la Division de la lutte contre la Maladie de la Direction de la santé du Ministère de la santé et de la Prévention Médicale.

Le PNLP a pour mission de coordonner et de mettre en Å“uvre la politique nationale de lutte contre le Paludisme à travers des plans quinquennaux subdivisés en plans biennaux pour leur opérationnalisation.

Au niveau intermédiaire et opérationnel, la gestion du programme est intégrée à l’organisation déjà existante dans le cadre du pilotage des plans de développement sanitaire des régions médicales et des districts.

Dans l’exécution de sa mission, le PNLP travaille en étroite collaboration avec :

- Les acteurs du système de santé (Public et Privé),
- Les différents partenaires stratégiques du ministère de la santé et de la prévention médicale (OMS, UNICEF, USAID,…).

- Les acteurs du niveau communautaire.

 

 Evolution de la mortalité et de la morbidité proportionnelle de 2001 à 2008

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RESUME ENQUETE MIS 2009 (enquête nationale sur le paludisme)

• Prévalence parasitaire du paludisme chez les enfants : 6%

• Pourcentage de femmes enceintes ayant reçu 2 doses de SP durant les consultations pré natales : 52%

• Pourcentage de ménages qui disposent de moustiquaires imprégnées : 63%

• Pourcentage d’enfants ayant dormi sous moustiquaire imprégnée : 31%

• Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi sous moustiquaire imprégnée : 30%

RESUME DU PLAN STRATEGIQUE 2006-2010

Le Sénégal fait partie des 43 pays endémiques d’Afrique au Sud du sahara.

Il a adhéré au mouvement « Faire Reculer le Paludisme » dés 1999. C’est ainsi qu’après une analyse de la situation, un plan stratégique 2001- 2005 a été élaboré en vue de l’atteinte des cibles d’Abuja.

La mise en Å“uvre dudit plan a été sanctionnée en fin 2005 par une évaluation externe qui a permis de façon générale de noter une amélioration des performances en matière de lutte contre le paludisme :

• 45% de taux de prise en charge des cas de fièvre dans les 24 heures au niveau des communautés contre 36,2% en 2000 ;

• 18% de taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées chez les enfants de moins de 5 ans contre 1,7% en 2000

• 39% de taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées chez les femmes enceintes contre 1,7% en 2000

• 77% de taux d’utilisation du Traitement préventif intermittent (TPI) à la Sulfadoxine – Piryméthamine (SP) chez les femmes enceintes contre 32% de chimioprévention à la Chloroquine en 2000. Toutefois le taux d’utilisation du Traitement préventif intermittent à la SP chez les femmes enceintes sous observation directe n’est que de 47%

Si les résultats obtenus sont tributaires de l’obtention de ressources extra budgétaires massives, il a été noté un certain nombre d’obstacles / faiblesses et de contraintes / menaces liés aux domaines suivants : cadre institutionnel, gestion du programme, prise en charge des cas, prévention du paludisme, suivi/évaluation, recherche et communication.

Le nouveau plan stratégique quinquennal se base sur les forces / succès obtenus pour réduire les goulots d’étranglement tout en exploitant les opportunités afin de réduire d’ici 2010 le fardeau du paludisme de 50%.

Le but du plan est de contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population du Sénégal par la réduction du fardeau du paludisme.

Il a comme objectif général de r éduire la morbidité et la mortalité dues au paludisme de 50% d’ici 2010. Les objectifs spécifiques sont :

• Amener à 80% le taux de couverture et d’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) d’ici 2010 ;

• Couvrir 80% des habitations dans les zones ciblées en pulvérisation intra domiciliaire (PID) ;

• Traiter 80% des cas de paludisme à tous les niveaux de la pyramide sanitaire conformément aux directives nationales

• Amener à 80% le taux de couverture en TPI conformément aux directives nationales

• Améliorer la gestion du programme à tous les niveaux

Les approches stratégiques retenues :

• le renforcement de la prévention,

• l’amélioration du traitement correct et rapide des cas de paludisme à tous les niveaux

• le renforcement de la gestion ;

• le renforcement des capacités,

• le développement de la communication ;

• le renforcement de la recherche pour l’action

• le renforcement/développement du suivi/évaluation.

• la mise à l’échelle des interventions de lutte contre le paludisme ;

• la prise de conscience individuelle et collective

• le développement de la collaboration multisectorielle

La mise en Å“uvre de ces stratégies sera basée sur l’intégration des activités et le partenariat à tous les niveaux.

Les projets communautaires de lutte contre le paludisme

Le projet « P15 » a été initié dans le but de contribuer à la mise à l’échelle des interventions à base communautaire afin que les populations s’approprient les stratégies de prévention et de prise en charge des cas de fièvre.

Dans la même logique, les projets « ABCD » ont permis de renforcer la dynamique communautaire en mettant l’accent sur la contractualisation avec les acteurs à la base.

Tous ces projets ont permis d’atteindre de façon significative les bénéficiaires communautaires qui mènent des activités coordonnées et supervisées par le personnel technique des districts.

 Introduction des ACT

Dans le cadre de l’initiative Faire Reculer le Paludisme, le Sénégal accorde une priorité à l’accès au traitement précoce, abordable, adéquat et efficace à toutes les personnes atteintes de paludisme, notamment les femmes enceintes et les enfants de moins de 5ans.

Devant le niveau élevé de la résistance aux antipaludiques habituels, le Sénégal depuis juin 2003 a changé de politique de traitement et de prévention du paludisme suivant un processus consensuel avec les étapes ci-dessous :

• Le remplacement de la chloroquine par la combinaison thérapeutique Amodiaquine - Sulfadoxine Pyriméthamine pour le traitement des cas simples pour une période transitoire.

• Le remplacement de la chloroquine par la Sulfadoxine Pyriméthamine pour le traitement préventif intermittent (TPI) chez la femme enceinte.

Les combinaisons à bases de dérivés d’Artémisinine : Artésunate + Amodiaquine et Artémether luméfantrine ont été choisies comme traitement du paludisme simple.

Avec la subvention du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, le Sénégal a acquis un important lot de médicaments à base de dérivés d’Artémisinine (ACT) qui ont été introduits en 2006 dans toutes les structures sanitaires.

Introduction des tests de diagnostic rapide (TDR)

Le traitement précoce et correct des cas de paludisme constitue une stratégie majeure du PNLP. L’objectif d’ici 2010 c’est de confirmer 80% des cas de paludisme vus dans les structures de santé.

Ainsi, depuis 2007, le PNLP a introduit les Tests de Diagnostic Rapide (TDR) au niveau de tous les districts sanitaires.

Aspersion Intra domiciliaire (AID)

La lutte anti-vectorielle (LAV) est une des composantes essentielles de la stratégie de lutte contre le paludisme. La LAV regroupe l’ensemble des méthodes de prévention de l’infection par la protection contre les vecteurs, la réduction de la densité et de la longévité des vecteurs et la réduction ou la suppression des gîtes larvaires des vecteurs.

Au Sénégal, le Plan stratégique 2006-2010 du PNLP, prévoit de protéger 80% de la population à risque des zones ciblées par l’AID. Pour relever ce défi et renforcer le bénéfice de la LAV , le PNLP a dans le cadre du « President Malaria Initiative  » (PMI), introduit les Aspersions Intra Domiciliaire d’insecticide à effet rémanent (AID). Elles ont démarré en juillet 2007 au niveau des 3 districts pilotes (Vélingara, Nioro du Rip et Richard-Toll).

PECADOM

Le PNLP s’inspirant des directives de l’OMS a initié l’élaboration et la mise en Å“uvre d’un projet pilote communautaire de prise en charge des cas de paludisme à domicile (PECADOM) dans des communautés dépourvues de structure sanitaire. Ainsi, en 2008, vingt (20) villages ont été choisis dans 3 districts pilotes ( Mékhé, Ranérou et Dioffior) pour une première étape de mise en Å“uvre de la PECADOM. En 2009, 440 villages ont été enrôlés.

LE PALUDISME EN QUESTIONS

Le paludisme est la maladie la plus fréquente au Sénégal. Elle est aussi la maladie qui tue le plus dans notre pays.

Seul le moustique (anophèle femelle) est le vecteur du paludisme.

Le paludisme est un problème de santé majeur à l’échelon mondial.

Neuf cas sur dix concernent la Région africaine où il existe de façon endémique.

QUELS SONT LES SIGNES DU PALUDISME ?

Le principal signe du paludisme est la fièvre (corps chaud).Cette fièvre peut aussi s’accompagner de maux de tête et de frissons.

La maladie peut évoluer rapidement et d’autres signes de danger peuvent apparaître notamment :

• Crises convulsives

• Incapacité de boire ou de téter

• Vomissements répétés

• Incapacité de se tenir debout ou de marcher

• Troubles du comportement (agitation, délires, hallucinations)

• Troubles de la conscience (obnubilation, coma)

• Anémie sévère ou pâleur extrême

• Ictère (yeux et/ou urines jaunes)

COMMENT EVITER LE PALUDISME ?

Pour éviter le paludisme, il faut :

• dormir sous moustiquaire imprégnée toutes les nuits

• mener des activités d’hygiène et d’assainissement pour éviter le développement des moustiques. Pour cela, il faut

• détruire les gîtes de reproduction des moustiques (boîtes de conserve vides, pneus usagés, etc.)

• éviter la formation des flaques d’eau, surtout pendant l’hivernage.

• élaguer les arbres et désherber les alentours des maisons, etc.

Pour la femme enceinte :

• dormir sous moustiquaire imprégnée

• se rendre dans les structures de santé pour prendre son médicament contre le paludisme lors des consultations prénatales

QUELS SONT LES CONSEQUENCES DU PALUDISME ?

Le paludisme peut tuer très rapidement un enfant de moins de cinq ans ou entrainer des conséquences graves pour le reste de sa vie.

Le paludisme est dangereux pour la femme enceinte . Il peut provoquer :

• une fausse couche

• la naissance d’un enfant mort – né

• un petit poids du bébé à la naissance

• une anémie pour la mère

• la mort

QUE FAIRE EN CAS DE FIEVRE ?

• Penser d’abord au paludisme

• se rendre à la structure de santé la plus proche. Pour les enfants, les envelopper dans un linge humide (serviette, drap, pagne…) pour faire baisser le fièvre

 

Publications

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PDF - 93.4 ko

Programme de Lutte contre le Paludisme
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PDF - 1.3 Mo

Palu Info Juin 2006
- 

PDF - 2 Mo

Rapport d’activités 2005
- 

PDF - 68.6 ko

Directives Nationnales pour le traitement du paludisme
- 

PDF - 17.4 Mo

Magazine Palu Infos N°4 Janvier 2007
- 

PDF - 93.6 ko

La Situation du Paludisme au Sénégal
- 

PDF - 144.1 ko

Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme. Le 25 avril 2010 ; vaincre le paludisme : le compte à rebours est lancé

PDF - 827.1 ko

Arrêté interdisant les médicaments à base d’artémisinine seuls utilisés par voie orale.

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