Actualités - Le Soleil : Le secteur privé de la santé participe à hauteur de plus de 50% dans l’offre de soins. D’où la nécessité d’instaurer un Partenariat public-privé (Ppp) fort dans le domaine de la Santé.

Secteur de la santé : Plaidoyer pour un Partenariat public-privé fort

En Afrique, le privé est le pourvoyeur de la majorité des biens et services du secteur de la santé, souligne Birama Fall, chargé du Partenariat public-privé (Ppp) de la Banque mondiale. Il se base sur une étude de « Business of health in Africa ». Les taux se situent entre 50% et 60%. Ce qui lui fait dire que la prise en compte du privé dans le secteur de la santé est non seulement une nécessité, mais aussi une urgence, si le continent africain veut atteindre les Objectifs du développement durable (Odd). Dans ce cadre, relève le Dr Ardo Boubou Bâ, président de l’Alliance du secteur privé de la santé (Asps), le privé représente 50% des offres de la santé.

Cependant, ce secteur peine à s’intégrer dans la politique de santé. Une raison suffisante pour que le Dr Bâ invite les autorités à prendre en compte les activités du secteur privé de la santé. Le président de cette alliance s’exprimait, samedi dernier, lors de leur première assemblée générale extraordinaire. Laquelle marque le démarrage officiel des activités de l’Asps qui regroupe l’Association des gérants d’Institutions de prévoyance maladie (Ipm), la Fédération sénégalaise des sociétés d’assurance et le secteur privé de la santé.

D’ailleurs, concernant cette offre, le président de l’Asps, Dr Ardo Boubou Bâ, déclare que le secteur privé a tout ce qu’il faut pour assurer des soins de qualité. Le secteur privé compte, selon lui, 1.013  officines de pharmacie et 6 grossistes répartiteurs, 210 cabinets dentaires, plus de 600 cabinets médicaux. « Ces structures couvrent toutes les spécialités reparties sur l’ensemble du pays », a-t-il fait savoir, relevant que le secteur privé de la santé abrite 12 cabinets d’imagerie médicale dont 10 scanners, 4 Irm dont 2 sont ouverts 24h/24h.

Pour arriver à un Partenariat public-privé dans le domaine de la santé, il estime qu’il est impératif d’instaurer un dialogue public-privé. « Nous nous sommes donnés comme mission de fédérer tout le secteur privé de la santé et de servir de cadre de concertation à tous les acteurs, de mener des plaidoyers en direction du secteur public et des différents partenaires pour optimiser notre contribution », a expliqué Dr Ardo Boubou Bâ qui a reconnu que l’accès au financement reste une préoccupation majeure pour les acteurs du secteur privé.

Pour le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Farba Lamine Sall, la croissance du secteur privé au Sénégal arrive à un stade lui permettant d’envisager l’opportunité de concentrer davantage de ressources sur l’identification des défis. Il a indiqué qu’un certain nombre de constats sont faits et méritent d’être partagés par l’ensemble des acteurs. Il s’agit, d’après M. Sall, de l’importance grandissante du rôle du secteur privé de la santé dans l’offre des soins au Sénégal.

Farba Lamine Sall a fait un plaidoyer pour le renforcement de la place et du rôle du secteur privé dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques socio-sanitaires et de promotion du bien-être de la population. « Le Partenariat public-privé mérite d’être soutenu et accompagné », déclare-t-il. Birma Fall indique que la Banque mondiale va apporter l’appui nécessaire au secteur privé de la santé ainsi qu’au ministère de la Santé pour le développement d’un Ppp véritable.

 

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