Actualités - Rétrospective 2017 - Secteur de la santé : La panne de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital Le Dantec au-devant de la scène

Même si des efforts considérables sont faits au Sénégal dans la construction d’infrastructures et l’acquisition d’équipements, leur entretien et renouvellement à temps demeurent encore un défi.

En atteste la panne de l’appareil de radiothérapie pour la prise en charge des cancers de l’hôpital Aristide Le Dantec. Survenu en début d’année, cet évènement a pris le dessus sur tous les autres qui ont eu lieu en 2017.

La panne de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec est incontestablement l’actualité la plus marquante de l’année qui s’achève dans le domaine de la Santé au Sénégal.

Intervenue au mois de janvier 2017, elle a perturbé l’offre de services en cancérologie dans notre pays où il n’existe qu’une seule unité de radiothérapie. Ainsi, l’inquiétude a gagné les populations surtout les malades et leurs familles. En attendant la disponibilité du service, l’Etat du Sénégal a pris la décision de transférer certains malades au Maroc, pour qu’ils puissent bénéficier de soins adéquats. Entre temps, le ministère de la Santé et de l’Action sociale avait annoncé l’acquisition, dans un délai de 6 mois, de trois nouveaux accélérateurs de particules, dont deux pour l’hôpital « Dalal Diam » de Guédiawaye et l’autre pour Aristide Le Dantec. « Le Sénégal disposera de trois accélérateurs de particules. Le fabricant devrait nous livrer la commande au mois de juin 2017 s’il plaît à Dieu », avait informé le Pr Awa Marie Coll Seck, à l’époque ministre de la Santé et de l’Action sociale. Selon elle, « l’appareil était tombé en panne en avril 2016, mais après réparation. Il était prévu qu’il puisse tenir pendant au moins 18 mois. Malheureusement, la panne est survenue avant le délai fixé. Ce n’est nullement un problème de laxisme ».

C’est le 24 juin 2017 que les deux accélérateurs de particules destinés à l’hôpital « Dalal Diam » de Guédiawaye sont arrivés à Dakar. Dans un communiqué, l’autorité avait annoncé que « deux autres machines de même calibre sont en cours d’acquisition. L’une d’elle sera destinée à l’hôpital Aristide Le Dantec qui a perdu son appareil de radiothérapie en janvier dernier après une panne ». Ces commandes devraient donc porter le nombre des accélérateurs de particules au Sénégal à 4 et non plus trois comme prévu au mois de février 2017. Cela, au grand bonheur des populations, surtout que les maladies du cancer connaissent une progression exponentielle d’année en année.

Politique de recrutement
D’ailleurs, l’acquisition d’équipements, la construction de nouvelles infrastructures et le recrutement de personnel ont été au centre des discussions en fin mars 2017 lors de la 7ème Revue annuelle conjointe (Rac) du Plan national de développement sanitaire et social (Pnds) 2009-2018. Une occasion pour le ministre de la Santé de révéler qu’entre 2012 et 2016, environ 4.000 agents ont été recrutés dans le secteur de la santé.

« Chaque année, nous recrutons 1.000 agents. Malgré cet effort, la demande reste encore forte puisque nous recevons chaque jour des demandes des jeunes qui, après leur formation, souhaitent intégrer les structures de santé », avait déclaré le Pr Awa Marie Coll Seck qui avait profité de cette tribune pour rendre hommage au Japon qui a permis au département de la Santé de doter, en dehors du recrutement de l’État, les 1.600 postes de santé du pays en personnel.

« Aujourd’hui, beaucoup de postes de santé ont un infirmier et une sage-femme », s’était félicitée Mme Seck, informant qu’avec les bourses de spécialisation attribuées à des médecins, le gouvernement du Sénégal est également en train de trouver une solution au déficit de spécialistes en santé.

Concernant toujours les recrutements, le Pr Awa Marie Coll Seck a fait part, en février 2017, de l’intégration des agents de santé communautaire dans la Fonction publique. Car ces derniers jouent un grand rôle dans la sensibilisation et l’offre de soins aux populations surtout dans les localités éloignées. Mieux, ils assurent souvent le rôle d’Infirmer chef de poste (Icp) ou de sage-femme dans certains postes de santé.

 

   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal