Actualités - Session des jeunes à Icasa : Le Sida, un frein à la capture du dividende démographique

Le Soleil : En marge de la Conférence d’Abidjan sur le Sida et les Ist en Afrique (Icasa), l’Unfpa a organisé, avec le projet Sweed, une session satellite sur « Le leadership des jeunes dans la réponse au Vih/Sida en Afrique, défis et perspe

En présence de nombreuses personnalités dont le ministre burkinabé de la Jeunesse, Smaila Ouédrago, et des représentants de la société civile et de mouvements associatifs et religieux, Mabingue Ngom a souligné que le Sida est un véritable obstacle à la capture du dividende démographique en Afrique.

Recevant les participants et invités, le directeur régional de l’Unfpa s’est d’emblée félicité de cette mobilisation  exemplaire qui a permis d’offrir une occasion d’échanges. Mabingue Ngom a remercié les partenaires traditionnels, en l’occurrence l’Onusida, la Banque mondiale, le Fonds mondial, la Cedeao et Gbc-Health, pour leur contribution appréciable à cette session. « Je ne saurais passer sous silence la vitalité de notre partenariat avec les réseaux et associations de la société civile qui se traduit, ici, par la présence de nos partenaires d’Afriyan, de la Coalition plus, d’Africaso et du Réseau africain des journalistes et spécialistes en communication pour la santé, la population et le développement qui vient d’être mis en place », a-t-il expliqué.

L’Unfpa et ses partenaires, selon lui, ont tenu à organiser cette session pour contribuer à  faire  bouger  les  lignes  dans  le   combat  contre  le Vih/Sida.

M. Ngom a regretté que, malgré les efforts et en dépit des progrès accomplis tant dans le diagnostic que dans la prise en charge et la réponse communautaire, le Sida continue d’être responsable de la mort de millions de personnes à travers le monde. « En s’attaquant à la frange la plus active de nos populations, à savoir la jeunesse, le Sida  n’est  pas  seulement  un problème de santé publique. Il est aussi un obstacle majeur au développement et à la capture du dividende démographique », a-t-il martelé.

Le directeur régional de l’Unfpa est revenu sur les travaux scientifiques, en Afrique subsaharienne en particulier où l’on constate que le Sida  est un obstacle majeur de  la Feuille de route de l’Union africaine et à la réalisation des Agendas 2063 et 2030 de l’Ua et de l’Onu, adoptés respectivement en janvier 2017 et en septembre 2015.

« Vous convenez avec moi que,  malgré les avancées observées au cours des 20 dernières années, des défis importants restent à relever en Afrique au Sud du Sahara, région du monde la plus touchée par cette pandémie, avec près de 24,7 millions de personnes vivant avec le Vih, dont 2,9 millions d’enfants âgés de moins de 15 ans, soit une prévalence moyenne de 4,6% », a-t-il constaté.

Cette session avec les jeunes, selon Mabingue Ngom, est une opportunité unique pour gouvernements, société civile, secteur privé, leaders religieux, jeunes, journalistes et spécialistes en communication de faire le bilan de façon courageuse et transparente, mais aussi et surtout d’adopter une position commune pour une riposte plus adaptée, efficiente et concertée pour mettre fin à la pandémie du Sida.

Selon lui, les récents travaux ont confirmé éloquemment la justesse de cette démarche, car le Sida est indexé, encore une fois, comme un des freins les plus redoutables à la capture du dividende démographique et, partant, au développement du continent.

Cette maladie, a-t-il ajouté, pourrait compromettre les chances de maximiser les gains économiques relatifs au dividende démographique en Afrique subsaharienne du fait de la perte de main d’œuvre, la baisse de la productivité, la dégradation de l’épargne des ménages avec les nombreux orphelins. Le développement du capital humain est ainsi mis en jeu.

 

 

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