Actualités - Le Soleil : L’éradication des maladies tropicales négligées passe, entre autres, par la résolution des problèmes d’accès à l’eau potable et d’assainissement. C’est ce qui est ressorti d’une conférence de presse tenue hier.

Maladies tropicales négligées : La distribution des médicaments préconisée

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, à travers la Direction de la lutte contre la maladie, a engagé une guerre contre les maladies tropicales négligées (Mtn). Une campagne nationale de distribution de masse des médicaments contre 5 affections tropicales négligées se déroule actuellement sur l’ensemble du territoire national. Elle a démarré depuis le 15 avril, pour une période d’un mois puisqu’elle prend fin le 15 de ce mois de mai. La campagne concerne la bilharziose, les géohelminthiases, le trachome, l’onchocercose et la filariose lymphatique. Ces maladies ont été, hier, au cœur d’une conférence de presse organisée par la directrice de la lutte contre la maladie, Marie Khemess Ndiaye Ngom, et ses collaborateurs au Sneips. A cette occasion, ils ont rappelé que les maladies tropicales négligées (Mtn) sont transmissibles et très répandues au Sénégal. « Il faut les combattre », a lancé Malang Mané, gestionnaire des données des Mtn à la Direction de la lutte contre les maladies.

Des spécialistes ont établi une corrélation entre le non-respect des règles d’hygiène, des problèmes d’assainissement et le faible niveau d’instruction des populations vulnérables et la prévalence de ces maladies. Peu connues des populations, ces pathologies sont à l’origine de handicaps de longue durée, de déformation, de retard de la croissance chez les enfants, de la baisse du rendement scolaire parmi d’autres complications. « Elles favorisent et aggravent l’anémie et la malnutrition chez les personnes touchées », a fait remarquer Mme Ngom qui a déclaré que si le Sénégal veut réduire la prévalence des maladies tropicales négligées, il  doit régler la problématique de l’accès à l’eau potable. Selon elle, la prévalence élevée de ces maladies dans les régions orientales (Tambacounda et Kédougou) s’explique du fait que les populations consomment encore de l’eau de puits dans ces zones. A cela s’ajoute le fait que les eaux douces des fleuves présentent des conditions d’éclosion des nids d’insectes responsables de certaines Mtn. Pre
nant part à la rencontre, le  chef du service du Sneips, Dr Aloyse Diouf, a  précisé que c’est une campagne de chimio-prévention des maladies, c’est-à-dire donner des médicaments pour prévenir les populations de ces pathologies. C’est pour cette raison qu’il est prévu une distribution en masse des médicaments aux populations surtout pour celles qui sont exposées, a déclaré Dr Elhadji Daouda Dia, coordonnateur du Programme national de lutte contre les bilharzioses et les géohelminthiases à la Direction de la lutte contre les maladies.

A en croire la directrice de la lutte contre la maladie, en plus de cette campagne annuelle, les personnes atteintes de ces affections, même si elles sont victimes de stigmatisation, bénéficient des traitements dans les structures de santé de leurs localités. Dr Marie Khemess Ndiaye Ngom veut en finir avec ces pathologies qui touchent plus des personnes vivant dans des pays pauvres. « Sur 1 milliard d’individus souffrant des maladies tropicales négligées, plus de 90 % se trouvent dans les pays pauvres comme le Sénégal », a dit savoir Malang Mané.

 

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   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal