Actualités - Le Soleil : Thiès : Le paludisme perd du terrain dans le village de Beer

Une étude vient de révéler que les femmes et les enfants de moins de 5 ans du village de Beer, région de Thiès, sont de plus en plus mieux protégés contre le paludisme depuis 2012, contrairement aux périodes antérieures.

Le paludisme perd du terrain dans le village de Beer, situé dans la commune de Diender, région de Thiès. La preuve, dans cette localité peuplée de 954 habitants, les praticiens de santé avaient dénombré 40 cas confirmés de paludisme sur un total 187 malades en novembre 2012, soit une incidence palustre de 21 %, contre 50 % en 2011, année de démarrage du Projet pilote sur les stratégies environnementales pour contrôler le paludisme à Beer par Pan Africa et Pan Germany. Selon un rapport de suivi-évaluation dudit programme, il est apparu que les femmes et les enfants de moins de 5 ans ont été les moins affectés entre 2012 et 2015, contrairement à la période allant de 2008 à 2011. En réalité, les campagnes de sensibilisation et d’information, déroulées à partir de 2012, ont accordé une attention particulière à la protection de cette couche vulnérable. « Ces campagnes mettaient l’emphase sur le fait que les femmes et les enfants de moins de 5 ans doivent recevoir plus d’attention et de soins. Les récentes tendances peuvent être imputées à ces campagnes. Ainsi, de 2012 à 2015, la tendance s’est inversée. Les hommes sont plus victimes du paludisme que les femmes », soulignent les rédacteurs du rapport.

Ces résultats ne sont pas tombés du ciel. Les populations ont développé des comportements à moindres risques grâce aux campagnes d’information et de sensibilisation. L’enquête qui a concerné les ménages, le personnel du poste de santé et les autorités, entre la période de juillet et décembre 2015, sur les sites de Keur Abdou Ndoye, Mbaouane et Beer, a permis de reconnaître, de façon globale, que des efforts ont été fournis dans l’amélioration du cadre de vie. A cela s’ajoute l’appropriation des mesures de protection par les populations. « Un autre aspect dans la stratégie environnementale de la lutte contre le paludisme est la réduction du contact homme-vecteur. L’étude menée a indiqué que 90,5 % des ménages enquêtés n’ont pas de grilles aux portes et aux fenêtres ; 96,8 % des ménages enquêtés ont des rideaux non imprégnés à leurs portes et fenêtres ; 100 % possèdent des Moustiquaire imprégnées à longue durée d’action (Milda) », brossent les enquêteurs. Ils soulignent également que « 87,4 % des ménages enquêtés affirment dormir sous Milda. Cependant, le rapport entre le nombre d’habitants dans la concession et le nombre de lits disponibles ne suggèrent pas que ce soit toujours vérifié ».

Faudrait-il aussi l’aborder, seuls 25,8 % des ménages enquêtés à Beer et Keur Abdou Ndoye font recours à des méthodes non chimiques pour chasser les moustiques. Tout compte fait, le projet a donné au poste de santé les moyens pour lutter contre cette maladie. « Le poste de santé de Beer possède actuellement tous les équipements en matériel médical et infrastructure de base (eau, électricité, sanitaires, salles d'hospitalisation équipées...) et peut prendre en charge tous les cas de paludisme avérés », lit-on dans le document. Aussi, le projet a facilité l’implication communautaire dans la lutte contre le paludisme. C’est ainsi que l’école dispense des modules sur les activités d'Information, d’éducation et de communication (Iec) sur la maladie et d'élimination des gites larvaires.

 

 

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