Actualités - Maternité : Les sages-femmes réfléchissent sur leur code de déontologie

Le Soleil : Pour la mise en place des organes de l’Ordre national des sages-femmes, l’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal (Ansfes) a tenu un atelier pour réfléchir sur le code de déontologie. La présidente de l’Ansf

Dans le cadre des activités de la mise en place des organes de l’Ordre national des sages-femmes, l’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal (Ansfes), appuyée par la Banque mondiale et « Shops Plus », a tenu un atelier de la validation du code de déontologie et la nomenclature des actes de la profession sage-femme.  C’est ainsi que les sages-femmes ont amorcé une réflexion sur le code de déontologie mais aussi pour avoir une feuille de route pour, à terme, rendre effectif l’Ordre national des sages-femmes et maïeuticiennes du Sénégal dont la loi portant sa création a été votée depuis janvier 2017.

La présidente de l’Association nationale des Sages-femmes d’Etat du Sénégal, Bigué Bâ Mbodji, a indiqué que qui dit ordre dit textes réglementaires. « Et au-delà des textes d’application, nous avions l’obligation d’avoir un autre décret portant code de déontologie de la sage-femme mais également un arrêté ministériel par rapport à la nomenclature des actes », a-t-elle expliqué. A son avis, il est urgent de mettre en place cet ordre, car « nul n’ignore l’importance de la sage-femme dans la réduction de la mortalité maternelle ».

A en croire Mme Mbodji, il faut un organe qui permet de réglementer et de définir le centre d’action des sages-femmes, leurs compétences, leurs devoirs et obligations. « Nous espérons que, dans un avenir proche, le décret d’approbation du code de déontologie serait signé par le président de la République et que nous allons disposer de la nomenclature des actes, parce qu’au Sénégal n’importe qui peut se lever et se prévaloir sage-femme », a souligné la présidente de l’Ansfes. Poursuivant, elle a soutenu qu’avec l’ordre des sages-femmes, le code de déontologie et la nomenclature des actes, il sera clairement défini qui est la personne qui a le droit de porter le titre de sage-femme parce que pouvant le faire comme métier après avoir subie toute la formation et les enseignements nécessaires.

« Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice pour permettre au Sénégal d’atteindre les objectifs qu’il s’est assignés en matière de santé», a confié Bigué Bâ Mbodji. Elle a rappelé que la sage-femme, étant la personne la plus proche de la femme et de la communauté, est déterminante dans la réalisation de ces objectifs.

A l’en croire, l’Ordre des sages-femmes devra bientôt être une réalité, car l’étape la plus difficile, à savoir le vote de la loi portant création, a été franchie. « L’ordre a permis de démontrer que la sage-femme est une profession médicale à responsabilité définie. Nous faisons partie de cette profession médicale comme le médecin et le chirurgien dentiste, dans le respect des normes », a-t-elle argué.

 

 

   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal