Actualités - VISITE DU MINISTRE À TIVAOUANE

À l'étape de l'hôpital Dabakh, M. le Ministre termine la visite des lieux à l'unité de maternité composée des sous unités de la salle de travail, d'accouchement et le coin du nouveau né.

Nous interrogeons le personnel constitué de quatre infirmières, qui se lâchent sur les problèmes. "L'oxygène, l'électrification avec les fils qui sortent des murs et attendent d'avoir des prises, deux lampes ne sont pas changées" détaille la responsable avant que ses collègues ne la relaient sur les besoins "table chauffante pour les nouveaux nés, remplacer l'aspirateur et la poupinel qui sont dégradés".
Elles tonnent en chœur "L'ouverture d'un service de néonatalogie". Ceci pour assurer les accouchements en prématuré qu'elles sont obligées de référer à l'hôpital régional de Thies ou  celui pour Enfants de Diamnadio.
 "En cas de problèmes, renseigne l'une d'elles, c'est la course au bloc pour réanimer le bébé car l'unique aspirateur ne suffit pas pour les avortements et les accouchements". Renseignement pris, "Les accouchements explosent entre juillet, août, septembre et octobre". Le mois précédent comptabilise 200 accouchements et "au 25 novembre 145 déjà, lit-elle sur le registre".
La maternité n'a que "Deux gynécologues qui ne travaillent que la semaine et pourtant l'une d'elles résident mais prend son week end", nous apprend-on. Ce dimanche, un urologue est de garde.
"Nous avons besoin de quatre gynécologues et des hommes de préférence" indique l'une de nos interlocutrices. Celle ci explique que leurs patientes viennent de Ngay, Diogo, Mboro, Joal, Fass Boye qu'elles sont contraintes d'évacuer à l'hôpital régional de Thies qui les refuse "pas de place, nous oppose-t-ils souvent". Puis direction Saint Jean de DIEU où "Une caution de 350 000 FCFA est déposée avant tout acte" se désolent-elles.
Nos blouses roses sollicitent l'augmentation des sages-femmes "Les quatre sont affectées et la maîtresse va à la retraite. Nous en attendons toujours trois".

Autre doléance "Des aide-infirmières, parmi les cinq l'une a 15 ans de métier et ne touche que la seule motivation de moins 75 000 FCFA" regrette l'intéressée.

Le problème des réactifs au laboratoire impacte la maternité "Depuis jeudi, nous travaillons sans NFS (Numération Formule Sanguine) pour savoir s'il y'a anémié ou pas". Notre interlocutrice nous apprend "On vient d'évacuer sur Thies une femme en saignement parce qu'il n'y a pas d'écho d'urgence". Et l'infirmière de poursuivre "L'appareil est là mais le spécialiste ne vient que le mardi de Dakar".
Si toutes ces confidences nous ont été faites et que M. le Ministre n'en a pas eu échos, au laboratoire M. Abdoulaye Diouf Sarr a été entretenu par le capitaine Sakho des problèmes de "manques de réactifs et d'équipements".
Le laborantin déplore "L'inexistence d'appareil d'électrophorèse des protéines et de l'hémoglobine" (destiné à diagnostiquer la drépanocytose) ainsi que celui de biochimie pour doser les hormones et les marqueurs tumoraux (destiné à diagnostiquer le cancer de la prostate). À l'en croire "Le laboratoire devrait générer 200 000 FCFA/an au lieu de 90 voire 60 et pouvoir payer ces machines qui coûtent 15 millions chacune".
L'envers du décor c'est aussi les conditions d'hébergement des soldats de l'hygiène, auréolés par les khalifes de Tivaouane, Ndiassane, Thienaba (Lire : les soldats de l'hygiène, auréolés par les khalifes).
Seuls les lits sont fournis mais les tentes sont payées par leurs occupants "entre 8 à 10 000 FCFA" se désole un agent trouvé entrain de deviser à l'arrière cour de la sous brigade d'hygiène de Tivaoune.

Envoyé spécial à Tivaouane, Ndiassane et Thienaba
Mouhammed Ramet NDIAYE

 

 

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