Actualités - Prévention du diabète : Le personnel médical de l’administration pénitentiaire sensibilisé

Le Soleil : L’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques (Assad) a organisé, le 6 novembre 2017, une formation pour le personnel médical de l’administration pénitentiaire. Ils ont ainsi étaient outillés dans la p

En prélude à la célébration de la Journée mondiale du diabète, l’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques (Assad) a organisé une séance de formation au profit du personnel médical de l’administration pénitentiaire. Les professeurs Saïd Norou Diop et Maïmouna Ndour Mbaye, du Centre de diabète Marc Sankalé, face à une trentaine d’infirmiers, de sages-femmes, entre autres personnel médical de l’administration pénitentiaire, sont revenus sur l’importance de la prévention, du dépistage et de la prise en charge du diabète en milieu carcéral.

L’accent a été aussi mis sur la prévention des femmes enceintes qui sont vulnérables, car en fonction de leur statut (obésité, avortements passés ou grossesse tardive après 35 ans) peuvent avoir un diabète gestationnel (lors de la grossesse). Le Pr Saïd Norou Diop a aussi expliqué aux agents médicaux de l’administration pénitentiaire l’importance de bien faire le dépistage dès l’apparition des signes du diabète et de procéder au suivi des cas.

Quant au Pr Maïmouna Ndour Mbaye, chef de service du Centre Marc Sankalé de Abbas Ndao, elle a indiqué que le choix de l’administration pénitentiaire et du Camp pénal se justifie par le thème de la Journée mondiale du diabète de 2017 : « Femme et diabète », autour duquel tournent toutes les activités de prévention et de sensibilisation du diabète sucré dans le monde.

« Nous avons choisi la maison d’arrêt des femmes de Liberté 6 pour montrer que ces femmes sont des citoyennes à part entière. Le thème s’adresse à toutes les femmes diabétiques ou à risque de le devenir, mais aussi à ces femmes qui sont dans une maison d’arrêt et qui sont des citoyennes à part entière », a-t-elle expliqué.

Même s’il y a des facteurs de diabète dans les prisons, Mme Mbaye a soutenu qu’ils ne sont pas spécialement plus élevés que dans la vie normale. « Car les facteurs sont communs à tous les individus, même si la prison amène des restrictions sur le suivi périodique de la maladie », a éclairé la spécialiste dans la prise en charge du diabète. D’où l’importance de sensibiliser le personnel médical concerné.

Du côté de l’administration pénitentiaire, la formation a été bien appréciée. Elle « nous a permis de mettre à jour nos connaissances sur le diabète. Je pense que le personnel médical pénitentiaire sera mieux outillé pour prendre en charge les cas de détenus diabétiques en milieu carcéral. La formation a été riche en enseignements aussi bien sur le plan diagnostic thérapeutique que sur la prévention. On a des cas de diabétiques en milieu carcéral chaque jour. On les prend en charge, et quand on est dépassé, on les évacue vers les structures spécialisées », a révélé Famara Seck, chef de la division médico-sociale de l’administration pénitentiaire.

Auparavant, il y a eu une séance de dépistage du diabète qui a permis d’évaluer le statut de 200 personnes au niveau du Camp pénal de Liberté 6.
Baye Oumar Guèye, président de l’Assad, est revenu sur l’importance pour les Etats d’avoir une meilleure prise en charge du diabète et des diabétiques, conformément aux deux résolutions des Nations unies sur la maladie, tout en plaidant pour des formations pareilles à travers le pays.

 

 

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