Actualités - Amélioration de la santé de la mère et de l’enfant : L’Ooas mise sur la recherche pour baisser le taux de mortalité

Le Quotidien : L’initiative Innovation pour la santé des mères et des enfants d’Afrique veut une utilisation des résultats de la recherche dans le processus de prise de décision en santé de la mère et de l’enfant.

Ce projet entièrement financé par le Canada et piloté par l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas) tient à cette occasion sa 2ème réunion à Dakar. Durant 4 jours, les 19 pays qui composent ce projet vont analyser la situation du contexte de production et d’utilisation des résultats de la recherche en santé maternelle et infantile. Nathalie O’Neil, chargé d’affaires et directrice du Programme d’aide à l’ambassade du Canada au Sénégal, s’adressant à l’Ooas, constate que les solutions innovantes résultant de recherches de l’Ooas ne sont jamais mises en œuvre. Or, souligne-t-elle, «nous croyons au rôle important de la science dans la recherche de solutions innovantes pour améliorer les conditions de vie des populations partout sur la planète».
Au Sénégal, l’analyse situationnelle de l’état des lieux du transfert des connaissances et l’utilisation des données probantes a permis, selon le professeur Ibrahima Seck, conseiller technique au ministère de la Santé et de l’action sociale, d’identifier les gaps et des leviers d’action pour améliorer la santé maternelle et infantile. «Une plateforme a été créée pour le suivi de l’utilisation des évidences scientifiques dans le domaine de la santé maternelle et infantile», souligne-t-il. Mais de l’avis du professeur Seck, l’exploitation des résultats de la recherche par une approche pluridisciplinaire et multisectorielle reste un défi majeur.
Nathalie O’Neil parle elle de nombreux défis auxquels la région est confrontée en la matière. Ce qui fait, estime-t-elle, que les indicateurs de santé maternelle et infantile des pays d’Afrique de l’Ouest sont parmi les pires au monde. D’où l’urgence de trouver des solutions innovantes et efficaces à ces problématiques, indique-t-elle. Le conseiller technique représentant Awa Marie Coll Seck relativise et présente les résultats du Sénégal. Il parle d’une nette amélioration en matière de lutte contre les décès maternels et infantiles même si cette mortalité reste préoccupante. «Le taux est de 315 pour 100 mille naissances vivantes. Il en est de même pour le taux de mortalité infantile. Il est passé entre 2005 et 2011 de 121 pour 1000 à 59 pour mille. Cela est le résultat de beaucoup d’actions en faveur de la femme, du nouveau-né, de l’enfant dont l’initiative Bajenou Gokh. Ils sont en train de faire un bon travail avec l’appui de la communauté, on peut avoir des avancés dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant», soutient Professeur Seck.
Cet atelier permettra ainsi aux participants de faire le point sur l’état des recherches au niveau des pays financés et de capitaliser ces résultats et de pouvoir les mettre à la disposition des pouvoirs politiques qui doivent aider à l’application des recommandations.

 

 

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