Actualités - Santé de la reproduction : L’infertilité, l’affaire du couple et non de la femme uniquement

Le Soleil : L’Association sénégalaise des gynécologues-obstétriciens (Asgo), en partenariat avec les laboratoires Ferring, a organisé, samedi dernier, un enseignement post-universitaire sur le thème de l’infertilité féminine et masculine.

« 12 % des couples consultent pour un problème d’infertilité parmi toutes les consultations gynécologiques », a annoncé, samedi dernier, le Pr Philippe Marc Moreira, gynécologue-obstétricien. Ce chiffre renseigne sur l’ampleur de l’infertilité au Sénégal. D’où l’importance de l’enseignement post-universitaire organisé par l’Association sénégalaise des gynécologues et obstétriciens (Asgo) sur le thème de l’infertilité féminine et masculine.

Ce panel, qui entre dans le cadre des activités scientifiques de l’Asgo, visait à combler les besoins de formation au sein de l’association. Il a vu la participation du Dr Petter Plateau, un expert belge qui travaille dans l’un des plus grands centres de prise en charge de l’infertilité au monde basé en Belgique. Cette structure offre, en effet, toutes les techniques de prise en charge de l’infertilité. M. Plateau a aussi partagé avec ses confrères son expérience sur les risques liés à la fécondation in vitro. De même, des urologues ont été conviés à cette rencontre pour évoquer le cas spécifique des hommes. Leur présence est surtout motivée par les croyances socioculturelles africaines qui associent l’infertilité à la femme. Dans ce sillage, le Pr Alassane Diouf, président de l’Asgo, a précisé « que 1/3 des cas d’infertilité est imputable à la femme, 1/3 à l’homme, et c’est le troisième tiers que se partagent les hommes et les femmes ». Ainsi, des méthodes modernes sont utilisées pour donner aux couples le plaisir d’avoir des enfants. Il s’agit principalement des techniques de Procréation médicalement assistée, de la fécondation in vitro... Seulement, le coût de la fécondation in vitro est encore très élevé au Sénégal au moment où, dans certains pays, il est possible que les assurances ou les Institutions de prévoyance maladies prennent en charge les frais.

Cependant, des spécialistes ont alerté sur les dérives notées avec ces techniques, notamment de la part de médecins attirés par le gain et qui s’adonnent à des pratiques peu éthiques.

 

 

 

Le Forum de Discussion

Que pensez vous de la CMU ? - *





indiquer votre choix.

Vidéo du mois

JW Player goes here


   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal