Actualités - APS : Le Sida, cause de décès chez les femmes en âge de procréer

Le Sida demeure une cause de décès dans la tranche des femmes en âge de procréer en Afrique au sud du Sahara, malgré le succès de la stabilisation des nouvelles infections et la conduite d’approches novatrices, a souligné jeudi le directeur

Le Sida ’’contribue de manière significative à la mortalité et morbidité maternelle et infantile’’, a-t-il déploré dans une déclaration transmise àl’APS, à l’occasion de la journée mondiale contre le Sida, célébrée le 1-er décembre de chaque annèe.

Lucien Kouakou relève que des gains notoires ont été enregistrés en matière de lutte contre le VIH/Sida cette dernière décennie, particulièrement en Afrique sub-Saharienne qui reste l’épicentre de la pandémie.

Selon M. Kouakou, environ la moitié des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sont sous traitement et, ‘’notre région, malheureusement continue d’arborer les indicateurs les plus bas en matière de VIH-Sida. 36.7 million de personnes vivent avec le VIH, dont environ 70% en Afrique au sud du Sahara’’.

Il a axé son message sur une approche centrée sur la jeunesse pour vaincre le Sida en Afrique, indiquant tout de même ’’que de nos jours, être séropositif n’est plus synonyme de mort à coup sûr, comme il y’a une trentaine d’années.

‘’Le VIH n’est plus forcément égal à la mort’’, selon le directeur de la Région Afrique de l’IPPF, soulignant toutefois, que ’’nos attitudes et comportements peuvent parfois procurer le sentiment que nous ignorons et négligeons les PVVIH’’.

D’après lui, près de 90% d’enfants séropositifs vivent en Afrique, et plus d’un million d’adultes et d’enfants meurent chaque année du VIH-Sida dans la seule région africaine.

A ce propos, Lucien Kouakou salue la volonté mondiale de mettre fin au Sida à l’horizon 2030 qu’exprime le plan accéléré du 90:90:90 de l’ONUSIDA.

Dans son adresse, il a confié que le Cadre stratégique (2016-2022) de l’IPPF priorise une extension innovante de la prévention du traitement, en matière de VIH, et soutient des programmes ciblant particulièrement les populations clés et les groupe mal desservis.

Il a salué le travail des associations membres composées de volontaires ’’engagés et déterminés et de personnels compétents, pour avoir presté 20 millions de services liés au VIH et aux infections sexuellement transmissibles en 2015’’.

Selon lui, ce résultat a été atteint grâce à38.000 points de prestation de services de l’IPPF qui touchent principalement les jeunes et les groupes mal desservis.

‘’Nous demeurons persuadés que l’accès à la santé sexuelle et de la reproduction est un droit universel’’ a-t-il précisé, se satisfaisant de l’approche holistique des services de santé sexuelle et reproductive qu’ intègre le VIH.

Cette approche ’’vise le renforcement des systèmes de santé dans le but de mettre à disposition des services intégrés de qualité’’, explique encore le directeur régional de l’IPPF Afrique.

En 2016 et 2017, note-il, l’objectif reste l’extension de la prévention, spécialement parmi les personnes jeunes, et son élargissement sur la base du nouveau guide l’Organisation mondiale de la santé .

Il a lancé un appel pour dire ’’non’’ à la stigmatisation et pour le renforcement du soutien aux PVVIH et la poursuite des efforts afin de ’’défaire la pandémie du Sida’’ et faire de l’Afrique ’’un continent où il fait bon vivre’’

 

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