Thème : Articles de Presse Ecrite


Revue de presse quotidienne du vendredi 15 janvier 2016

APS : L’UE va continuer à soutenir les pays touchés par l’épidémie Ebola (commissaire)

L’Union européenne salue la fin de l’épidémie à virus Ebola en Afrique de l’ouest et assure qu’elle va continuer à soutenir les pays touchés aussi longtemps que nécessaire.

’’L’engagement de l’UE à soutenir les pays touchés demeure ferme. Nous nous tiendrons aux côtés du Libéria, du Sierra Leone et de la Guinée aussi longtemps que nécessaire’’, a dit le coordinateur de l’UE pour la lutte contre le virus Ebola et Commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides.

L’OMS a décrété, jeudi, la fin de l’épidémie à virus Ebola qui sévissait en Afrique de l’ouest depuis 2014, avec 11 300 morts sur les 28 600 cas déclarés.

Dans une déclaration dont copie a été transmise à l’APS, le Commissaire souligne qu’il ‘’est aussi plus important que jamais d’aider les trois pays à se reconstruire, à renforcer leurs systèmes de santé et à investir dans des mécanismes d’alerte et de réponse efficaces et solides’’.

’’Ce sont des exigences essentielles pour empêcher toute nouvelle épidémie de se propager’’, estime Christos Stylianides, tout en relevant aussi qu’il ‘’y a aussi des leçons à tirer’’ à la suite de cette épidémie.

’’Le système international doit remédier aux défaillances qui sont devenues plus qu’évidentes devant l’insuffisance de la réponse à la maladie dans les premiers mois de 2014’’’, selon Christos Stylianides.

L’UE, a-t-il dit, ’’met en place un Corps médical européen par le biais duquel les équipes médicales et l’équipement de (ses) Etats membres peuvent être déployés rapidement pour faire face à de futures situations d’urgence sanitaire’’.

’’Il y aura d’autres crises comme celle-ci. Nous devons être mieux préparés’’, a soutenu le Commissaire européen.

Le commissaire européen a souligné que grâce à ‘’l’action des agents de santé, des personnes ordinaires, des gouvernements dans les trois pays touchés, associée à une réponse internationale sans précédent, la bataille contre la maladie a été gagnée’’.

L’Union européenne ’’a été à l’avant-garde de la réponse internationale à l’épidémie d’Ebola’’, a rappelé Christos Stylianides, relevant la mobilisation de près de 2 milliards d’euros ’’en aide humanitaire, expertise technique, aide au développement à plus long terme et à la recherche de vaccins et de traitements’’.

Le commissaire européen rappelle toutefois qu’en dépit de l’annonce de la fin de l’épidémie, ‘’il faut se garder de tout excès de confiance’’, car ‘’le risque de réinfection est beaucoup plus grand que nous le pensions, comme les différentes rechutes au Libéria depuis mai 2015 l’ont montré’’.

Le Soleil : Produits pharmaceutiques : Vers un durcissement de la législation sur les médicaments de la rue

A l’ouverture du premier Forum international de la biologie en Afrique, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Pr Awa Marie Coll Seck, a annoncé la ferme détermination de l’Etat du Sénégal à durcir, dans les meilleurs délais, la loi sur les médicaments illicites et toxiques, communément appelés médicaments de la rue.
Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a présidé l’ouverture du premier Forum international de la biologie africaine (Fiba) hier. Le Pr Awa Marie Coll Seck a saisi l’occasion pour annoncer la ferme volonté des pouvoirs publics de traquer et de mener la vie dure à ceux qui s’adonnent à la vente illicite de médicaments. « Nous allons, dans les meilleurs délais, renforcer et durcir la législation sur le trafic de médicaments illicites et falsifiés. Nous avons d’ailleurs constaté que ce commerce est devenu plus lucratif que celui de la drogue », a analysé le ministre de la Santé.
Ces médicaments de la rue, renchérit l’autorité, sont inefficaces et représentent un fléau, un véritable problème de santé publique. S’exprimant sur le forum en question, le ministre a affirmé que notre pays est fier de l’abriter en parlant de succès d’une rencontre qui réunit à Dakar 300 participants venus du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Niger, de la République centrafricaine, du Tchad, du Togo, de la Rdc, des Etats-Unis, de la France et bien sûr du Sénégal. Les participants ont évoqué la nécessité de valoriser les résultats de la recherche en biologie. Dans la même veine, le Sénégal s’est félicité d’avoir redonné toute sa place de contrôle au laboratoire dans  l’élaboration du système de santé. Une direction des laboratoires a été créée à cet effet.
Pour sa part, Pr Mireille Prince David, co-présidente du comité d’organisation de la rencontre, a rappelé que la manifestation de portée internationale se tient sous l’égide de la revue africaine de biologie médicale. Il s’agit d’une revue scientifique bilingue. Le Pr David a aussi insisté sur l’urgence d’une meilleure collaboration entre biologistes et cliniciens dans le domaine de la recherche opérationnelle. Tous les aspects de la biologie ont été passés au peigne fin au cours des travaux. Il s’agit notamment de la bactériologie, de la virologie, de la biologie cellulaire, de l’immunologie, de la parasitologie, de la génétique médicale, de l’hématologie, de la biochimie, etc.
Président de la commission d’organisation du forum, Pr Ahmed Iyane Sow, a révélé que cette rencontre comble un vide et complète ainsi la Revue africaine de biologie médicale. Il a aussi magnifié le dynamisme des équipes de recherche. Cette rencontre se tient dans un contexte particulier : la biologie est souvent considérée comme l’un des parents pauvres des politiques de santé publique en Afrique. Un état de fait que les participants se sont engagés à corriger.

Kolda, Ziguinchor, Tambacounda, Kédougou et Sédhiou : Une enquête révèle que 19,8% des personnes interviewées n’ont jamais entendu parler d’Ebola

Dans les régions de Kolda, de Ziguinchor, de Tambacounda, de Kédougou et de Sédhiou, une enquête réalisée auprès de 662 personnes montre que près de 20% des interviewés ne connaissent pas la maladie à virus Ebola. Cette étude a été exécutée par Save the Children entre octobre et décembre 2015.
Le consortium, constitué des Organisations non gouvernementales Save the Children, Catholic relief services (Crs) et du Radi (Réseau africain de développement intégré), se mobilise pour lutter contre les maladies infectieuses et promouvoir les mesures d’hygiène à travers le programme « Start ». Pour tester la connaissance des populations sur la maladie à virus Ebola, une enquête intitulée Cap (Connaissance, attitude et pratique) a été menée dans les régions de Kédougou, de Kolda, de Ziguinchor, de Tambacounda et de Sédhiou. Elle révèle qu’une personne sur cinq interrogées, soit 19,8%, disent n’avoir jamais entendu parler de la maladie à virus Ebola (Mve) pendant l’année 2015.

Manipulation de la viande de brousse
La région de Tambacounda a le plus faible taux de connaissance de la maladie à virus Ebola (29%). A Ziguinchor, par contre, 89% des personnes interrogées connaissent Ebola. A Kolda, seuls 13% n’ont pas entendu parler de cette maladie. Alors que 28% des interviewés dans la région de Kédougou ignorent l’existence de cette pathologie.
La coordonnatrice du Programme « Start » de Save the Children, Dr Ndèye Aïssatou Badiane, a informé que sur 662 personnes interrogées, 44,7% ont une connaissance limitée des sources de contamination de la maladie à virus Ebola. Cependant, 38,7% connaissent très bien les causes et 16,5% en ont une connaissance acceptable.  Parmi les sources citées, figurent les contacts avec une personne malade de la Mve (54%), mais aussi avec tout liquide provenant d’un individu atteint de la maladie (53,2%), la manipulation de la viande de brousse (46,9%), le contact avec les animaux de brousse morts (35,7%). Les rapports sexuels (14,5%) sont aussi cités parmi les causes de contamination. Près de 12,1% des personnes interviewées affirment ne pas connaître ces causes. C’est qui fait que 55,8% de ces personnes estiment que toucher une personne qui a approché un malade peut transmettre la maladie à virus Ebola, 45,9% pensent que les billets de banque sont un mode de transmission, 45,1% croient que discuter avec un malade sans le toucher peut aussi être source de transmission. A côté de ces personnes, 43,1% estiment que les piqures de moustiques peuvent donner la maladie à virus Ebola. Plus de la moitié (53,2%) croit qu’on ne peut pas guérir de la maladie, tandis que 29,1% pensent qu’il est possible de s’en sortir, alors que 17,7% ne savent pas si on peut en guérir ou non.
L’enquête révèle aussi que 66% des personnes des cinq régions interrogées estiment qu’une personne guérie de la Mve n’est pas contagieuse, 16,4% croient que cette dernière reste tout de même contagieuse, alors que 17,7% ne se sont pas prononcés sur la question.

Seuls 9% maîtrisent la technique de lavage des mains
Dr Ndèye Aïssatou Badiane, coordonnatrice du Programme « Start » de Save the Children, a indiqué que presque la totalité des personnes interrogées (soit 98%) déclarent maîtriser les techniques de lavage des mains. Mais, « nous avons constaté que seuls 9% savent le faire », a-t-elle expliqué. Les enquêteurs ont soutenu que 81,1% des personnes rencontrées se lavent les mains, juste après avoir utilisé les latrines, 68,8% de retour à la maison. Près de 46,3% se lavent les mains avant de préparer la nourriture et 27,1% le font avant de toucher leurs enfants pour leur donner à manger. La bouilloire (« Satalla ») est le récipient le plus utilisé pour le lavage des mains (86,4%). Elle est suivie du sceau (36,2%), de la bassine (22%), du bidon (5,9%). L’enquête a été financée par un fonds britannique (Ukaid ou Afid).                    

 

 



 

   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal