Thème : Articles de Presse Ecrite


Revue de presse quotidienne du jeudi 14 janvier 2016

Le Soleil : Renforcement du système de santé : Plus de 2,8 milliards de FCfa du Fonds mondial au Sénégal

Le Sénégal a bénéficié d’un financement de plus de 2,8 milliards de FCfa. Cette subvention est destinée au renforcement du système de santé.  
Le Fonds mondial vient d’octroyer au ministère de la Santé et de l’Action sociale un montant de 4.386.050 euros,  soit 2.877.592.000 FCfa. Cet argent qui sera étalé sur 2 ans (janvier 2016 à décembre 2017) servira à appuyer la politique de Renforcement du système de santé (Rss). Notamment les directions et services. Pour le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, cette subvention offre l’opportunité à son département de structurer une gestion harmonisée du système de santé. Selon elle, à partir de janvier 2017, conformément à la réforme des finances publiques de l’Umeoa, un budget programme de Rss, avec une gestion axée sur les résultats, doit être effectif au ministère de la Santé.
Dans sa volonté de démocratisation de l’accès aux soins, le Sénégal a entrepris, de l’avis du ministre de la Santé, d’importantes initiatives dans les domaines de la santé de la reproduction, de la lutte contre le paludisme, le Vih, la tuberculose, les maladies tropicales négligées, celles cardiovasculaires, la malnutrition, la santé mentale et le renforcement du système de santé. « Dans cette perspective, une approche multisectorielle, avec l’implication des autres ministères, de la société civile et du secteur privé, est désormais appliquée dans tous nos programmes et projets de santé », a expliqué le Pr Awa Marie Coll Seck. Elle a aussi indiqué que « le gouvernement du Sénégal a également pris l’option d’investir dans le financement de la demande des soins pour faciliter l’accès à la couverture maladie en soutenant particulièrement les populations les plus défavorisées ».

Malgré cette volonté manifeste, le chef du département de la Santé a reconnu que le Sénégal, comme la plupart des pays en développement, est confronté à des contraintes de financement du secteur de la santé. Lesquelles ralentissent la mise en œuvre des stratégies en vue d’atteindre les objectifs de développement. « Ces contraintes justifient le partenariat international en faveur d’un investissement dans la santé pour une amélioration significative des conditions de vie des populations », a-t-elle avancé, saluant les efforts considérables du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme ainsi que de plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux. Mme Seck leur a promis d’accorder une attention particulière à la mise en œuvre du projet Rss afin que les résultats espérés soient obtenus en décembre 2017.
Pour le directeur financier du Fonds mondial, Daniel Camus, cette subvention, approuvée par le conseil d’administration le 24 décembre, marque non seulement le début d’une nouvelle approche pour le Fonds mondial, mais également un aboutissement. Selon lui, 2016 est une année décisive pour le Fonds mondial. Il est en effet prévu la conférence de reconstitution des fonds afin que les pays puissent continuer à bénéficier de l’apport du Fonds mondial pour la lutte contre le paludisme, le Sida et la tuberculose ainsi que le Rss.
Le Soleil : Production, trafic de produits falsifiés... : Appui de l’Ue pour lutter contre les faux médicaments
Afin de soutenir les autorités judiciaires, les forces de l’ordre et les autres services de régulation des pays partenaires dans la lutte contre la production et le trafic de médicaments falsifiés, l’Union européenne a lancé au Sénégal « un projet de coopération d'appui à la lutte contre le trafic de faux médicaments ».
Chaque année, quelque 700.000 personnes meurent dans le monde des effets des faux médicaments. Et ce chiffre ne concerne que les décès dus au traitement du paludisme et de la tuberculose, renseigne un communiqué de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal. C’est pour combattre le trafic des faux médicaments que l’Union européenne appuie des Etats comme le notre dans la croisade contre ce fléau. Dans ce cadre, elle a lancé, ce 12 janvier, en collaboration avec le gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de la Santé et de l'Action sociale, « un projet de coopération d'appui à la lutte contre le trafic de faux médicaments ». Ce dernier vise à « soutenir les autorités judiciaires, les forces de l’ordre et les autres services de régulation des pays partenaires dans la lutte contre la production et le trafic de médicaments falsifiés », lit-on dans la note de la Délégation de l’Ue au Sénégal.
Ce projet veut ainsi particulièrement « contribuer au développement de cadres réglementaires appropriés et à l’amélioration des capacités à mener des opérations efficaces, tant au niveau national que sous-régional », précise la source qui estime le financement à 4,1 millions d'euros (soit 2 milliards 689 millions FCfa).
Au Sénégal, « il permettra l'élaboration et la mise en œuvre d'une politique nationale contre ce trafic qui a été évaluée à plus de 12 milliards de FCfa en 2012 », ajoute le communiqué, soulignant que « le projet de l'Ue contribue également à l'exécution du mandat du comité national de lutte contre les produits médicaux de qualité inférieure, faux, faussement étiquetés, contrefaits et à l’exercice illégal de la médecine ». Les premières activités du projet sont prévues dans notre pays, du 13 au 14 janvier, avec « un séminaire animé par deux inspecteurs en pharmacie français et belge ». Cet atelier cible « leurs homologues sénégalais ». « Une autre formation sera organisée pour 20 policiers, 20 gendarmes et 20 douaniers du 19 au 21 janvier », informe-t-on. La cérémonie de lancement de ce projet qui couvre le Cameroun, le Ghana, la Jordanie et le Maroc a été l'occasion pour l'Ue de se féliciter de l'entrée en vigueur, au 1er janvier 2016, de la Convention Medicrime du Conseil de l'Europe dont le projet s'inspire. « Cette convention garantit l'application de sanctions pénales dissuasives, assure une protection pour les victimes et offre un cadre de coopération internationale renforcé ». Ainsi, relève-t-on dans le communiqué, « l'Ue appelle à une adhésion aussi large que possible à ce texte juridique international ouvert à tous ».

APS : Des juristes sénégalaises visent une loi consensuelle sur l’avortement médicalisé

La campagne de plaidoyer en faveur de l’avortement médicalisé devrait se terminer par une proposition de loi au ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, dont le souci est d’arriver à un consensus, qui permettrait l’élaboration d’un texte majoritairement acceptée par les Sénégalais, a indiqué, mercredi à Dakar, Fatoumata Guèye Ndiaye, présidente de l’Association des juristes sénégalaises (AJS).

"Nous avons des fondements juridiques dont le protocole de Maputo et les conventions que nous pouvons évoquer et dire au Sénégal qu’il faut les appliquer pour l’avortement médicalisé, mais nous voulons une démarche de consensus", a-t-elle déclaré.

La présidente de l’Association des juristes sénégalaises rencontrait la presse, pour faire le point sur la campagne de plaidoyer sur l’avortement médicalisé, en cours depuis un an au sein des communautés.

"Nous pourrions appliquer les lois mais nous voulons aller vers un consensus qui va réunir la majorité des populations’’, a souligné Fatoumata Guèye Ndiaye.

"Nous avons opté délibérément pour des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer’’ ciblant les communautés, une stratégie qui permet de "parler de la gravité de la situation", a-t-elle dit, ajoutant des visites dans les prisons ont permis aux membres de l’association de documenter des cas.

Khady Bâ, chargée de programme à l’AJS, a pour sa part mis en exergue la gravité du problème, en soutenant que "51500 avortements provoqués ont été recensés au Sénégal en 2012, soit un taux de 17 avortements pour 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans."

Cela signifie que "chaque année, près de 2 % des femmes au Sénégal font un avortement", a souligné Mme Bâ, citant une étude datée d’avril 2015.

Sur la base de ce constat, plusieurs associations et organisations de défense des droits humains ont décidé de mettre en place un comité technique, a signalé la chargée de programme à l’Association des juristes sénégalaises.

Cette Taskforce a l’ambition de mener "un plaidoyer en vue du changement de la loi sur la santé de la reproduction et du code pénal, pour permettre l’accès à l’avortement médicalisé aux femmes et aux jeunes filles en cas de viol, d’inceste ou d’atteinte
à la santé ou à la vie de la mère et du fœtus", a précisé Khady Bâ.

Dans ce cadre, une proposition de loi a été soumise au ministre de la Justice "il y a seulement deux mois’’, a-t-elle renseigné, ajoutant que "le gouvernement s’en est saisi pour discuter avec tous les ministères et les institutions concernés" par cette question.

"Nous avons eu une oreille attentive au niveau des plus
hautes autorités de ce pays. Des plaidoyers ont été menés pour que le débat puisse être posé officiellement, notamment avec le président de la République et le Parlement’’, a assuré Mme Bâ.

"Aujourd’hui le débat est posé au plus haut niveau. Nous avons bon espoir que cette loi, si elle est adoptée, répondra aux attentes de la majorité des Sénégalais", a-t-elle conclu.

Seulement, l’aboutissement d’une loi "prend du temps, nous avons l’exemple de la loi sur la parité, l’équité fiscale et la nationalité", a-t-elle fait valoir.
APS : L’Afrique ne doit pas être la poubelle des médicaments (spécialiste)

Le manager général du projet ’Répondre efficacement à la production et au trafic de médicaments falsifiés’’ (REPT médicaments falsifiés), Michel Frebourg, a manifesté son dépit de voir ‘’l’Afrique être la poubelle pour les médicaments’’, indiquant que ‘’cela doit changer’’.
 
‘’La législation doit être forte et bien spécifique sur ce problème pour permettre aux pays de se défendre et taper très fort sur les trafiquants’’, a-t-il dit, mardi, en marge du lancement de ce projet financé par l’Union européenne.
 
Selon lui, le but du projet REPT est de fournir aux 5 pays couverts (Jordanie, Maroc, Ghana, Cameroun et Sénégal) un support et des outils au niveau législatif, réglementaire et des capacités pour pouvoir apporter une réponse cohérente aux phénomènes des médicaments falsifiés.
 
Cette réponse, a dit Michel Frebourg, se fera en partenariat avec l’Europe qui, aussi, vit ce phénomène des médicaments falsifiés, même si, pour ce continent, il s’agit plutôt des médicaments de confort.
 
Selon lui, les trafiquants "cherchent à impacter, par les réseaux et filières de criminalité organisées qui passent par l’Europe, pour redonner une certaine virginité aux médicaments avec l’aide de courtiers malhonnêtes sous le couvert de sociétés écrans avant d’envoyer ces médicaments en Afrique’’.
 
Malheureusement, ce problème est similaire aux maladies infectieuses graves, parce que génèrant, outre une augmentation de la criminalité organisée, un blanchiment d’argent.
 
‘’Lorsqu’on a beaucoup d’argent gagné illégalement, on veut d’une part le rendre propre, mais aussi on en a suffisamment pour corrompre et provoquer, de fait, une augmentation de la corruption’’, a-t-il expliqué pour s’en offusquer.
APS : Une ONG française offre du matériel médical à trois communes sénégalaises
Le gouvernement sénégalais a réceptionné mardi du matériel médical d’une valeur de 2,7 milliards de francs CFA destiné aux communes de Fatick, Gossas (centre) et Ziguinchor (sud),
La ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a réceptionné le matériel médical, lors d’une cérémonie, au Bataillon du train, une section de l’armée sénégalaise basée à Dakar.

Ce matériel, un don de l’organisation non gouvernementale (ONG) française Hôpital Assistance International, comprend des lits, des matelas, des berceuses, des couveuses, une radiographie mobile et une salle de radiologie.

En remettant le matériel à Awa Marie Coll Seck, le président d’Hôpital Assistance International, Jean-Jacques Schlegel, a dit que ce geste de solidarité mettait fin à "la deuxième phase" d’une intervention de l’ONG au Sénégal, dans le cadre d’une initiative dénommée "Plan national Sénégal".

L’ONG envisage de faire au Sénégal "quatre containers" contenant du matériel médical destiné à l’Hôpital militaire de Ouakam, à Dakar, durant le premier semestre de cette année.

La ministre de la Santé et de l’Action sociale a loué la "générosité" d’Hôpital Assistance International.

Le matériel médical réceptionné permettra d’améliorer la qualité des services de santé dans les établissements sanitaires bénéficiaires, a assuré Awa Marie Coll Seck.

 



 

Le Forum de Discussion

Que pensez vous de la CMU ? - *





indiquer votre choix.

Vidéo du mois

JW Player goes here


   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal