Thème : Articles de Presse Ecrite


Revue de presse quotidienne du mercredi 30 décembre 2015

Le Soleil : Lutte contre le cancer : Une cinquantaine de médicaments dans le circuit de la Pna

Les personnes atteintes de cancer vont dépenser moins pour se procurer des anticancéreux. Ces produits sont désormais dans le circuit de distribution de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) et mis à la disposition de quatre hôpitaux de référence de Dakar.

L’introduction, pour la première fois, au Sénégal, des anticancéreux dans le circuit de distribution de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) marque une étape décisive dans la lutte contre le cancer. Cette entrée va induire une baisse allant de 10 à 60 % par rapport aux prix qui étaient jusque-là appliqués, a informé le ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Le Pr Awa Marie Coll Seck qui a présidé la cérémonie officielle d’introduction de ces médicaments a révélé que plus d’une cinquantaine de médicaments utilisés dans le traitement du cancer vont devenir accessibles aux malades. « De plus, leur qualité sera garantie, car ils seront fournis par des laboratoires de référence qui ont accepté de réduire leur prix pour accompagner l’Etat du Sénégal dans sa politique de prise en charge des maladies à soins coûteux », a-t-elle déclaré.

Pour que les anticancéreux soient au chevet des malades en permanence, des protocoles d’accord pour un système de dépôt-vente ont été signés entre la Pna et les hôpitaux de référence, à savoir l’Hôpital principal, Aristide Le Dantec, le Centre hospitalier national universitaire de Fann et l’Hôpital général de Grand Yoff. Les directeurs de ces structures ont reçu des mains du ministre de la Santé une quantité symbolique d’anticancéreux ; ce qui leur donne l’autorisation de vendre ces produits à moindre coût. Mme Seck a souligné que le médicament constitue le seul espoir pour les  patients, surtout ceux qui souffrent du cancer. « C’est pour améliorer l’accessibilité de ces médicaments que la direction de la Pharmacie et du médicament, en partenariat avec le secteur privé, avait obtenu une baisse de 30 % sur le prix des anticancéreux dont le coût d’acquisition était supérieur ou égal à 40.000 FCfa », a indiqué le ministre de la Santé.

Pour la directrice de la Pna, Dr Annette Seck Ndiaye, il s’agit de disposer de produits de qualité à des prix bas, de mettre en place un modèle de distribution permanente des anticancéreux au niveau des grands centres de prise en charge de cancers, notamment des quatre hôpitaux déjà cités.

« A ce titre, un système de distribution basé sur le modèle du dépôt de vente a été retenu pour garantir l’accès aux produits pour les patients sous traitement », a fait savoir Mme Ndiaye, expliquant que ce système a comme principal avantage de permettre aux hôpitaux ciblés de disposer de tous les anticancéreux disponibles à la Pna et en quantité suffisante, sans pour autant mobiliser des fonds pour leur acquisition. Dr Annette Seck Ndiaye a assuré que, dans le souci d’améliorer l’accessibilité géographique des anticancéreux, la Pna continuera, dans le cadre de l’exercice de sa mission, de réfléchir à la mise en place des modèles de distribution adaptés pour une extension optimale. Ceci permettra l’accès des anticancéreux aux hôpitaux régionaux, voire au secteur privé, afin qu’aucun patient n’ait à effectuer le déplacement vers Dakar pour accéder au traitement.

Parlant au nom des directeurs des hôpitaux ciblés, Dr Cheikh Tacko Diop de Fann, et la présidente de(Lisca), Dr Fatoumata Guenone, ont salué cette politique du ministère de la Santé qui est de rendre ces médicaments accessibles aux patients.       

La  pose de la première pierre d’un institut du cancer annoncé pour 2016

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a annoncé, hier, à la cérémonie d’introduction des anticancéreux dans le circuit de distribution de la Pna, la pose de la première pierre, en 2016, d’un nouvel institut du cancer. Ce dernier va désengorger l’hôpital Aristide Le Dantec qui n’arrive plus à contenir le nombre de patients qui fréquentent cette structure spécialisée dans la prise en charge du cancer. Selon le Pr Awa Marie Coll Seck, le président de la République est en train de mobiliser les ressources financières pour que ce centre de prise en charge du cancer puisse être construit. « Le chef de l’Etat est tellement sensible à cette maladie qu’il n’hésitera pas à nous aider à trouver des solutions pour mettre à la disposition des populations un centre de référence qui pourra soulager les malades », a-t-elle souligné. Mme Seck a ajouté que l’infrastructure permettra au Sénégal de changer sa manière de prendre en charge les maladies liées aux cancers puisqu’il disposera de hautes technologies.                    
2000 nouveaux patients suivis en 2015 à l’hôpital Aristide Le Dantec

Le point focal de la lutte contre le cancer, Dr Doudou Diouf de l’Institut du cancer de l’hôpital Aristide Le Dantec, a révélé, hier, que 2000 nouveaux cas de cancer ont été admis en 2015 dans cette structure spécialisée dans la prise en charge de la maladie. Selon lui, 75 % de ces malades sont venus à un stade très avancé. « Tous ces malades ont besoin de faire la chimiothérapie à trois reprises, sans compter le coût des médicaments », a-t-il déclaré, tout en se félicitant de l’introduction des anticancéreux dans le circuit

APS : Le Laboratoire de Bactériologie Virologie de Le Dantec, premier laboratoire ouest-africain certifié ISO15189 (Souleymane Mboup)

Le Laboratoire de bactériologie-virologie de l’hoôpital Aristide Le Dantec vient d’obtenir une certification ISO15189 pour la qualité de ses services, une première pour un laboratoire de santé publique en Afrique de l’Ouest, selon son responsable, le professeur Souleymane Mboup.

"Nous avons mis 5 ans pour réussir tout le processus d’accréditation et être certifié ISO 15189 plus, qui est le summum de la qualité", a-t-il déclaré en marge de la présentation de son ouvrage sur la rétrovirologie biologie africaine.

Si l’on en croit le chef du Laboratoire bactériologie-virologie de l’hôpital Le Dantec, les laboratoires bénéficiant de la même certification se trouvent principalement en Afrique du Sud, "très peu ailleurs" sur le continent africain.

S’y ajoute qu’elles sont le plus souvent des laboratoires privés, "ce qui donne un caractère majeur à la certification’’ dont a bénéficié celui de l’hôpital Aristide Le Dantec, a-t-il ajouté.

"Il nous faut mettre beaucoup de moyens pour le suivi de cette accréditation. C’est toute une stratégie avec une évaluation permanente au niveau interne et au niveau international", a toutefois souligné Souleymane Mboup.
 
Une accréditation "n’est jamais une chose acquise, puisqu’on vous la donne pour un délai de 2 ans", au terme duquel, "les accréditeurs reviennent pour vérifier si vous continuez à mériter cette accréditation ou pas".

"Nous avons une cellule au niveau du Laboratoire qui va se charger de cela", a assuré le chercheur.

APS : Un ouvrage sur la rétrovirologie biologie africaine publiée par le professeur Souleymane Mboup

Le professeur Souleymane Mboup, chef du Laboratoire bactériologie-virologie (LBV) de l’Hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, a présenté, mardi, son ouvrage portant sur la rétrovirologie biologie africaine, un sujet que la nouvelle publication aborde sous un angle didactique, avec en prime des connaissances opérationnelles sur cette problématique.

Intitulé ’’Biologie appliquée de l’infection au VIH et ses co-morbidités en Afrique’’, cet ouvrage a été préfacé par le chef de l’Etat, Macky Sall. Il a aussi bénéficié du soutien des ministère de l’Enseignement supérieur et de la Santé et de l’Action sociale.
 
"C’est un livre qui comprend 3 parties, notamment un vademecum contenant des informations assez sommaires à connaître sur l’infection au VIH, des questions à choix multiples bien élaborées pour les étudiants et des cas clinico-biologique", a-t-il expliqué en marge de la présentation du livre.
 
Il a rappelé que sous ses ordres, le Laboratoire bactériologie-virologie (LBV) de l’Hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, a lancé il y a 10 ans un enseignement sanctionné par un diplôme universitaire (DU) de rétrovirologie-bactériologie.
 
"C’est un enseignement qui est reconnu par un diplôme de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et c’est une formation qui est suivie par une trentaine de spécialistes dans les pays francophones dans la gestion du laboratoire", a expliqué le virologue.
 
"Nous avons voulu mettre à profit l’expérience acquise lors de ces 10 ans d’enseignement, pour faire sortir un ouvrage qui est la biologie appliquée du VIH en Afrique", a ajouté le chercheur, précisant que "cet ouvrage va beaucoup contribuer à améliorer les connaissances" sur ce sujet.

APS : La PTME, ‘’une porte d’entrée’’ pour mettre fin au Sida d’ici 2030 (directrice CNLS)

Le programme national de Prévention de la transmission mère-enfant du VIH (PTME), lancé au Sénégal depuis 2002, va servir de ’’porte d’entrée’’ à l’élimination du Sida d’ici 2030, a indiqué, mardi à Dakar, la directrice du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), Safiatou Thiam.

’’Si l’élimination du Sida est possible, elle passera forcément par la PTME. Et le Sénégal en a les moyens’’, a-t-il déclaré au cours d’un atelier de restitution d’une Enquête nationale sur l’évaluation du taux de transmission mère-enfant du VIH au Sénégal.
 
Cette enquête a été réalisée par la Division de lutte contre le Sida et les IST et le CNLS, avec l’appui de partenaires.

’’En plus d’éliminer la transmission de la mère à l’enfant, la PTME constitue une porte d’entrée pour atteindre cet objectif (de riposte contre le Sida)", a-t-elle fait valoir.
 
Selon la directrice du CNLS, "les pays devront mettre en œuvre des interventions à haut impact en vue d’être efficaces", dont celles visant à éliminer la Transmission de la mère à l’enfant (TME).
 
"Dans le contexte où les ARV (antirétroviraux) ont fait leur preuve dans la prévention des nouvelles infections, la PTME est devenue une question d’éthique. Il est inadmissible de laisser les enfants naître avec le Sida", a dit Safiétou Thiam.
 
 La directrice de lutte contre les maladies au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Marie Khemesse Ngom Ndiaye, a mis en exergue le Plan national de la TME, lancé en décembre 2012 par le gouvernement sénégalais.
 
Cette initiative vise à réduire les nouvelles infections chez les femmes en âge de procréer et leurs partenaires, en vue d’atteindre un taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant inférieur à 2%, a-t-elle renseigné.
 
Le chef de la section survie de l’enfant à l’UNICEF, George Ameh, a lui assuré de l’engagement de son institution et des partenaires techniques et financiers (PTF), à accompagner le Sénégal dans la lutte contre les infections liées au VIH, dans l’objectif d’atteindre l’élimination de la transmission mère-enfant.

 



 

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