Thème : Articles de Presse Ecrite


Revue de presse quotidienne du mardi 29 décembre 2015

Le Soleil : Prise de rendez-vous dans les hôpitaux, localisation des pharmacies… : Rokhaya Diop dévoile l’application qui allège les procédures

La startuper (jeune entrepreneur) Rokhaya Diop est membre de Volo, une société d’ingénierie spécialisée dans la biométrie et le développement de solutions technologiques. Leur plateforme, www.vtipsante, qui met en relation les médecins, les pharmaciens, les laborantins, les assureurs et les malades ou des personnes en quête de prestations médicales, a reçu une distinction internationale. En un clic, il est possible de prendre contact avec le médecin le plus proche de votre position et d’emprunter l’itinéraire le plus court pour s’y rendre grâce au système de géolocalisation. L’adresse de 665 praticiens de santé est géo-référencée.
Les nouvelles technologies vont davantage structurer notre mode de vie. Les téléphones portables, avec leurs déclinaisons les plus « intelligentes », Smartphone, iPhone ou iPad, les tablettes et les liseuses, s’imposent de plus en plus à nous. La startuper (jeune entrepreneur) Rokhaya Diop ne peut plus s’en passer. Elle est très en forme lorsqu’elle nous accueille dans leur bureau situé sur la route de Ngor (virage). Elle tient dans sa main une tablette. Ce n’est pas pour le paraître. Cette dame à la silhouette effilée est à fond dans l’exploitation des opportunités des technologies de l’information et de la communication (Tic). « J’ai eu à bosser dans plusieurs startups qui travaillent dans les nouvelles technologies », déclare cette sénégalaise qui a reçu une formation en management et marketing.
Ce manager fait partie de ceux qui croient profondément que les Tic peuvent grandement contribuer à la résolution de nos problèmes. Dans leur cabinet, elle fixe ses principales tâches. « Ici, mon travail, informe-t-elle, c’est d’essayer de trouver des technologies qui vont aider les populations à avoir des réponses à leurs problèmes de santé et d’accès aux financements ». Déjà dans le domaine de la santé, Rokhaya Diop et son équipe sont sorties de l’anonymat. Leur plateforme les a mises sur orbite pour avoir contribué à établir une relation de confiance entre les praticiens de santé et les malades. En un clic, un malade peut prendre rendez-vous chez un médecin pour une consultation de routine. Le patient peut aussi entrer en contact avec des spécialistes en cas d’urgence. Il a aussi la possibilité de saisir le laboratoire le plus proche de sa résidence pour une analyse médicale.

Géolocalisation des cabinets
Grâce aux téléphones avec leurs versions les plus évoluées, un Smartphone ou un téléphone avec système d’exploitation Android, un usager peut localiser la pharmacie, la structure sanitaire et suivre l’itinéraire le plus proche pour s’y rendre avec le système de géolocalisation. Au total, plus de 665 praticiens de santé ont adhéré à cette plateforme soutenue par la Banque africaine de développement (Bad). Gain de temps pour se faire consulter par un spécialiste et établissement de la confiance entre le malade et les médecins font déjà enflammer les porteurs de ce projet. A juste raison. Leur projet vient d’être primé lors d’une compétition internationale qui a enregistré la participation de candidats venus de 50 pays. La plateforme met en relation les compagnies d’assurance, les mutuelles de santé, les prestataires médicaux, les pharmaciens, les laborantins. « C’est tout l’écosystème qui est connecté à la plateforme. Il y a deux volets Vip Santé mobile. Toute personne qui a un Smartphone peut le télécharger sur son téléphone, en un clic, il peut avoir la photo, l’adresse Gps, le contact téléphonique et la disponibilité du médecin, du pharmacien et du laborantin, prendre rendez-vous en ligne avec les spécialistes », s’enthousiasme Rokhaya Diop.
La géolocalisation requiert un travail de terrain et aussi une réactualisation des données et des coordonnées géographiques des structures sanitaires. C’est ainsi que des équipes se déploient régulièrement sur le terrain pour vérifier si les cabinets n’ont pas déménagé. Et, au besoin, elles réactualisent les coordonnées géographiques de ces structures sanitaires. « C’est le système qui oriente la personne. Celle-ci n’a pas besoin de demander beaucoup de personnes pour retrouver le spécialiste avec son Smartphone, sa tablette, son Laptop », pense Rokhaya Diop. « Les médecins, les pharmaciens, les laboratoires qui le souhaitent peuvent s’inscrire sur la plateforme. L’inscription est gratuite. Nous jouons le rôle d’interface entre les spécialistes de santé et les malades ou des personnes en quête de prestations sanitaires », renseigne la startuper.

Le secret médical
Le taux d’analphabétisme, la non couverture d’une partie du monde rural par l’Internet ou encore la faible pénétration des téléphones « intelligents » sont présentement des facteurs pouvant limiter le recours à cette technologie. Mais il est à parier qu’elle aura de beaux jours devant elle comme le mobile-Baking qui est aujourd’hui en pleine explosion, en dépit d’un taux d’illettrisme encore élevé au Sénégal. La plateforme a été présentée aux Ordres des pharmaciens et des médecins. La protection du secret médical a été réglée. « Aucun membre de l’équipe, aucun informaticien ne peut accéder à un seul dossier médical. Nous travaillons sous le contrôle de la Commission de protection des données personnelles », assure la manager. En amont, l’amélioration de la culture numérique de gros partenaires est en cours. Le défi est à la fois technique et humain. C’est autant de raisons qui justifient la mise à niveau des praticiens ou des personnes qui feront office d’interface dans de grandes structures sanitaires comme l’Hôpital général de Grand Yoff et l’Hôpital principal de Dakar. « Nous travaillons à former les équipes à l’utilisation de la plateforme », dévoile Rokhaya Diop. Elle se rendra avec son équipe à Genève, dans les mois à venir, pour défendre cette application sur la scène internationale.

APS : La PNA annonce des anticancéreux à prix réduits

Les anticancéreux jugés essentiels seront désormais accessibles au Sénégal avec des réductions de prix de l’ordre de 50%, a annoncé, lundi à Dakar, le directeur de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA), Annette Seck Ndiaye.

"Les anticancéreux qui sont inscrits sur la liste nationale des médicaments et produits essentiels sont disponibles avec un coût réduit de 50% par rapport au prix appliqué sur le marché, notamment les médicaments contre le cancer du sein", a-t-elle annoncé.

Annette Seck Ndiaye s’exprimait lors de la cérémonie officielle marquant l’introduction des anticancéreux dans le circuit de la Pharmacie nationale d’approvisionnement.
Dans ce cadre, la PNA a signé un protocole d’accord pour un système de dépôt-vente avec quatre hôpitaux, à savoir l’hôpital Principal de Dakar, l’hôpital Aristide le Dantec, l’Hôpital général de Grand-Yoff et le Centre hospitalier national universitaire de Fann.

Selon la ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, qui prenait part à cette cérémonie, ce partenariat entre le PNA et les hôpitaux va permettre "le réapprovisionnement systématique" des structures concernées en anticancéreux.

En 2015, plus de 2.000 cas de cancer ont été diagnostiqués au niveau de l’Institut du cancer, a indiqué Awa Marie Coll Seck, précisant 75% de ces patients sont à un stade avancé de leur maladie.

Si l’on en croit la ministre, l’introduction des anticancéreux dans le circuit de la PNA et leur accessibilité devrait "soulager les malades et leur entourage", compte tenu des coûts ’’très onéreux" des traitements contre le cancer.
Outre les quatre hôpitaux concernés par le protocole d’accord du système de dépôt-vente, Awa Marie Coll Seck a recommandé à la PNA de réfléchir sur les moyens d’inclure l’hôpital "Dalal Jamm" de Guédiawaye, qui sera inauguré en avril 2016. 

"Cet hôpital sera équipé de matériels de haute qualité sur le traitement du cancer", a-t-elle ajouté, avant de plaider pour l’érection d’un grand Institut du cancer au Sénégal, lequel permettra de ’’revoir la manière de prendre en charge le cancer au niveau des politiques sanitaires’’. 

Awa Marie Coll Seck a rappelé que l’année 2015 avait été déclarée année du cancer, assurant que l’introduction de ces anticancéreux ne constitue qu’une étape dans la prise en charge du cancer.

Cette dynamique "va continuer dans le sens de rechercher des financements pour la construction d’un grand Institut du cancer au Sénégal". 

Elle a également demandé au responsables des hôpitaux concernés, d’être "dignes du cadeau qui leur est offert et de jouer leur rôle de rendre accessible les anticancéreux auprés des patients".

Le Quotidien : Prise en charge des personnes démunies à Saint-Louis : Plus de 800 patients consultés gratuitement

Dans le cadre de ses activités sociales, le centre Mame Fatim Konté de Saint-Louis a fait consulter gratuitement plus de 800 patients ce samedi dernier. Cette consultation gratuite, qui concernait plusieurs spécialités et qui en était à sa huitième édition, est organisée annuellement au profit des personnes démunies. 

Cette consultation, organisée depuis huit ans, entre dans le cadre de la promotion du développement, a fait savoir Pape Moussa Sall, l’administrateur du centre, qui a indiqué que pour avoir un développement harmonieux, il faut d’abord une population en bonne santé et de qualité. C’est pourquoi, a-t-il expliqué, le centre Mame Fatim Konté offre chaque année, en collaboration avec les conseils de quartier des Hlm et de Léona à l’occasion, les populations riveraines et au-delà toute la population Saint-louisienne, les services de médecins pour les consulter. Plusieurs spécialités étaient concernées, cette année, dont la chirurgie dentaire, la médecine générale, la gynécologie, la gériatrie et l’ophtalmologie. D’habitude 800 personnes étaient consultées, mais cette année les organisateurs ont tenu à dépasser ce seuil.
Plus de 800 patients ont été en effet consultés gratuitement pendant deux jours et ont bénéficié de médicaments. L’un des objectifs visés, selon l’administrateur du centre, est de permettre aux populations démunies de se soigner mais aussi de les enrôler dans la couverture maladie universelle dont bénéficient déjà 40 personnes des quartiers des Hlm et de Léona qui polarisent le centre.
Le centre Mame Fatim Konté est un centre social d’éducation et de formation professionnelle, qui a pour but de favoriser la lutte contre la pauvreté par l’éducation et la formation. Pour promouvoir le développement,  il a décidé de prendre en charge les jeunes non scolarisés ou en situation difficile pour assurer leur formation et leur éducation, réduire leur oisiveté en vue d’une insertion sur le marché du travail ce qui permet, selon l’administrateur Pape Moussa Sall,  de stopper progressivement l’insécurité et le banditisme.

APS : Restitution de l’enquête nationale sur l’évaluation du taux de transmission mère–enfant du VIH, mardi

Un atelier de restitution de l’enquête nationale sur l’évaluation du taux de transmission mère–enfant du VIH au Sénégal est prévu mardi à partir de 9h 30 à l’Hôtel Savana de Dakar, annonce un communiqué reçu à l’APS.

La rencontre est organisée par la division de lutte contre le Sida et les IST et le CNLS ainsi que les partenaires qui appuient le programme ‘’Prévention de la transmission mère-enfant’’ (PTME).

La ‘’PTME’’ vise à ‘’s’assurer que la mère vivant avec le virus ne le transmet pas à son bébé pendant la grossesse, l’accouchement et ou l’allaitement’’, rappelle le communiqué, notant que malgré cela, ‘’des milliers d’enfants sont infectés par le VIH chaque année dans le monde particulièrement en Afrique’’.

Depuis 2002, le Sénégal adhère à cette stratégie en mettant en place un programme national de transmission mère-enfant du VIH (PTME), ajoute la même source qui fait état de ‘’résultats encourageants’’.

 



 

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