Thème : Articles de Presse Ecrite


Revue de presse quotidienne du jeudi 10 décembre 2015

APS : Awa Marie Coll Seck lève le voile sur les priorités pour 2016

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a indiqué mardi que la finalisation de la carte sanitaire, le financement du secteur de la santé par des stratégies nationales novatrices, la mise en place d’un système fonctionnel de suivi des performances, la gestion des hôpitaux et la Couverture maladie universelle figurent parmi les priorités de son département pour l’année 2016.

Elle prenait part mardi à Dakar aux travaux du Comité interne de suivi du Plan national de développement sanitaire avec les directeurs, chefs de service et médecins-chefs de région relevant de son ministère.

Parlant des priorités de son département pour l’année à venir, elle a précisé qu’‘’il s’agit de définir les perspectives du PNDS [Programme national de développement sanitaire, NDRL] face à tous les enjeux de 2016".

Au cours de cette année, dit-elle, "en dehors de ce qui sera retenu comme feuille de route à l’issue de cette rencontre, on va pouvoir enfin avoir notre carte sanitaire, travailler sur le financement de la santé pour trouver des stratégies nationales novatrices et aller vers la mise en place d’un système fonctionnel de suivi des performances, d’efficacité et de redevabilité’’.

Selon elle, un travail sera également engagé au cours de cette année sur la mise en œuvre d’un observatoire sur la recherche en matière de santé, l’extension de la plateforme du système d’informations sanitaire et social pour toucher, en plus du public, le privé et les organisations non gouvernementales.

Pour Awa Marie Coll Seck, après la restitution de l’étude sur le genre au niveau du ministère de la Santé, il s’agit, en 2016, de mettre en œuvre un plan d’institutionnalisation du genre.

Il a été retenu aussi de ‘’travailler sur l’accélération de la mise en œuvre du Plan de développement de la Couverture maladie universelle (CMU). ‘’Les hôpitaux seront bien sûr au centre de nos préoccupations. Leur efficacité, l’évaluation des services donnés aux populations seront des éléments clés de cette année’’, a-t-elle ajouté.

Au plan thématique, des priorités seront également définies. Et comme c’était le cas en 2015 choisi comme année de la lutte contre le cancer, un thème sera également identifié pour 2016. ‘’L’année 2016 sera également un moment où nous prendrons mieux en charge les problèmes de l’action sociale pour faire avancer le secteur, notamment le programme de carte d’égalité des chances’’, a poursuivi le ministre de la Santé.

Le Comité interne de suivi du PNDS est une rencontre organisée deux fois par an par la Direction de la planification, de la recherche et des statistiques pour apprécier les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Plan national de développement sanitaire.

Il permet ainsi de faire le point sur les différentes recommandations issues des instances nationales de coordination et d’appui au PNDS. Au cours de cette réunion de deux jours, les résultats de l’évaluation conjointe des capacités de gestion des entités décentralisées et des organismes autonomes du ministère et plans d’action seront également partagés avec les participants.

Le Soleil : Recherches médicales : Des études sur le placenta pour mieux cerner les cancers et les greffes d'organes

De nouveaux outils pour savoir comment fonctionne le placenta. C'est ce que tente de mettre en place l'Institut national de santé infantile et de développement humain de Washington. Plusieurs recherches sont lancées. Et le challenge pour le Dr Catherine Spong et son équipe est de maîtriser le processus par lequel les cellules du placenta se développent et s'arrêtent.
(NEW-YORK) - Quel organe donne au fœtus de l'oxygène, lui fournit du sang et fonctionne comme poumon pendant la grossesse ? Nombreux sont qui vont penser à tout. Sauf au placenta. L'un des organes les moins connus du corps humain. Pourtant, il joue un rôle important pour la santé du fœtus et de la mère. Il « connecte physiquement et biologiquement l'embryon en développement à la paroi utérine. Durant toute la grossesse, le placenta apporte à l'embryon, puis au fœtus l'eau, les nutriments et le dioxygène dont il a besoin ». Malgré tout, il reste le seul organe qui croit et qu'on jette après, regrette le Dr Catherine Spong, directrice du National institute of child health and human developement (Nichd) ou Institut national de santé infantile et de développement humain de Washington. De l'avis de cette spécialiste, le placenta permet au fœtus et à la mère de coexister. Donc, si on saisit son fonctionnement, on comprendrait mieux la biologie des humains, les transplantations d'organes et on aurait un aperçu sur les cancers.

C'est pour pénétrer ce mystère que le Nichd a initié le projet de Placenta humain, annonce Dr Catherine Spong. Cet organe s'accroissant au fur et à mesure de la grossesse, l'objectif visé dans le cadre de ce programme est de surveiller son développement avec des outils et une technologie permettant d'identifier les gènes. Et c'est en 2014 que s'est tenu le premier atelier pour décliner le but du projet qui commence à susciter un engagement international. Ainsi, l'Inde a accueilli une réunion sur le Projet de placenta humain et plusieurs articles sont publiés afin de permettre aux gens de s'informer pour comprendre sa structure et son fonctionnement. D'ailleurs, fait remarquer la directrice du Nichd, « si le placenta n'est pas bien formé, le fœtus pourrait ne pas bien se développer ».

Lutter contre la mortalité maternelle

Donc, « comprendre l'immunologie du placenta permettrait de mieux lutter contre la mortalité maternelle et d'en savoir davantage sur les transplantations d'organes ». Sur le lien entre le placenta et les cancers, Dr Spong explique que beaucoup de spécialistes considèrent cet organe comme une tumeur. Car « quand il se forme, il commence tout petit et s'implante dans la mère. Il s'attache et envahit l'utérus. Les cellules du placenta croissent et entrent dans le vaisseau de la mère afin de permettre au sang de circuler facilement. Mais à un moment donné, les cellules arrêtent de se multiplier. Comment ? Quand ? Par quel processus ? », s'interroge la directrice du Nichd. Elle estime que si on parvient à savoir le mécanisme par lequel les cellules du placenta se développent et s'arrêtent, on comprendrait mieux les cancers. « On peut tout apprendre de cet organe négligé », ajoute Dr Spong. Elle souligne que le Nichd s'intéresse beaucoup à ce projet et finance des recherches depuis longtemps. L'objectif étant de pe
rcer l'énigme qui entoure le placenta humain. « Ces études qui permettent de suivre le placenta, si elles aboutissent aux conclusions souhaitées, seront une révolution », indique le Dr Catherine Spong. Selon elle, si la technique développée réussit, « elle peut être répliquée pour tout autre organe ». Pour l'instant, son seul souhait est de savoir pourquoi les cellules du placenta croissent et s'arrêtent. « J'aimerai créer le dispositif qui permettra de découvrir cela. C'est mon défi », lance-t-elle.

Le Soleil : Méthodes de contraception : Le Bénin accueille la quatrième réunion du Partenariat de Ouagadougou

La conférence internationale qui se tiendra à Cotonou, du 09 au 11 décembre 2015, vise à célébrer les progrès importants réalisés dans le renforcement de l'accès aux méthodes de contraception moderne dans les neuf pays qui composent le Partenariat de Ouagadougou, à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo.

La conférence sur la population, le développement et la planification familiale, tenue au Burkina Faso, en 2011, sous le thème : « Urgence d'agir » a constitué un moment charnière dans le repositionnement de la planification familiale en Afrique de l'Ouest francophone. En lançant le Partenariat Ouagadougou, ces neuf pays francophones s'étaient fixé l'objectif commun d'atteindre, en fin 2015, un million de femmes additionnelles sous méthodes modernes de contraception. "Il est vrai que cet objectif était considérablement ambitieux pour une région qui enregistre le taux de prévalence le plus faible en termes de contraception moderne - avec une moyenne régionale avoisinant les 12 % et des taux élevés de mortalité maternelle. « Cependant, nous avons été en mesure d'aller bien au-delà de cet objectif en permettant à près de 1,2 million de femmes additionnelles d'avoir accès à des méthodes contraceptives modernes", a affirmé Mme Fatimata Sy, directrice de l'Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou.

Cette quatrième réunion annuelle soulignera, entre autres, la contribution de la planification familiale pour l'atteinte des nouveaux objectifs de développement durable, outre le besoin pour la région de continuer à bénéficier d'un soutien financier et technique accru des partenaires, et de la communauté internationale pour la santé de la reproduction et la planification familiale en particulier. Cette réunion annuelle est d'une importance cruciale, car les gouvernements et leurs partenaires feront le bilan des quatre dernières années de partenariat et redéfiniront une vision commune et des objectifs futurs pour la période 2016-2020. Sous le thème « La phase d'accélération », pour les 4 prochaines années, il s'agira de consolider les acquis, libérer le potentiel existant et intensifier les interventions à haut impact.

Avec près de 200 participants, dont des représentants des gouvernements des neuf pays, des bailleurs de fonds, des institutions internationales, des organisations de la société civile et autres experts en planification familiale et santé de la reproduction, la réunion sera une formidable opportunité, pour les diverses parties prenantes, d'échanger sur les approches et stratégies aptes à accélérer la mise en œuvre des plans d'actions nationaux de planification familiale et à promouvoir le droit fondamental de tout un chacun à planifier sa famille et son avenir. Le Partenariat permettra ainsi de maximiser l'élan actuel au niveau des pays afin de doubler son objectif initial et atteindre plus de 2,2 millions de femmes additionnelles sous méthodes contraceptives modernes.

 



 

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