Thème : Articles Web


Revue de presse quotidienne du vendredi 31 décembre 2015

APS : Le directeur de l’hôpital de Fatick sollicite l’appui des collectivités locales de la région

Le directeur général de l’hôpital régional de Fatick (HOREF), Alioune Faye, a sollicité, mercredi, des collectivités locales de la région, un appui d’ordre matériel, humain et surtout financier, pour le bon fonctionnement de cette structure.
"L’Etat ne peut pas tout faire", a-t-il avancé lors d’une cérémonie commémorant le deuxième anniversaire de cette structure sanitaire. 

L’hôpital régional de Fatick "est un hôpital public qui doit être prise en charge du point de vue de son fonctionnement par l’Etat, mais il ne peut pas tout faire. C’est pourquoi, j’ai plaidé pour un appui des collectivités locales", a-t-il dit.

Les collectivités locales de la région doivent appuyer un peu plus l’hôpital régional de Fatick, a déclaré son directeur général.

"Je leur demande de venir en aide, en appui à cet hôpital sur le plan matériel, sur le plan des ressources humaines, sur le plan financier", a insisté Alioune Faye.


"On ne sent pas les collectivités locales comme il se doit. Par exemple, les fonds de dotation n’arrivent toujours pas. Ceci constitue un problème, parce que chaque année, on budgétise mais on n’arrive pas à mettre la main sur ces fonds de dotation", a-t-il indiqué.


"La santé étant une compétence transférée, je pense que le conseil départemental, surtout, doit être à mesure de nous appuyer dans le fonctionnement de la structure’’, a-t-il relevé, précisant que pour l’année 2015, "on n’a pas senti ces fonds de dotation dans le fonctionnement de l’hôpital."


Il a par ailleurs invité les autres collectivités à davantage s’impliquer dans le fonctionnement de l’hôpital régional de Fatick.

"C’est vrai que nous dépendons du conseil départemental de Fatick, mais nous ne recevons pas seulement les malades de Fatick. Nous recevons des malades qui nous viennent des départements de Gossas et de Foundiougne", a fait valoir M. Faye.

Le Soleil : Lutte contre le Sida : Le taux de transmission du Vih de la mère à l’enfant passe de 7,9 à 3,1%

Le Sénégal est sur la voie de l’élimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant. Une enquête menée entre juillet et septembre 2015 montre que ce taux a baissé de 4,8% en 7 ans.
Le Sénégal n’a pas encore éliminé la transmission du Vih de la mère à l’enfant, mais notre pays est sur la bonne voie. En attestent les résultats de l’enquête nationale conduite par la Division de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles (Dlsi/Ist) du ministère de la Santé. Cela avec le concours financier du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls). Le taux de la transmission du Vih de la mère à l’enfant est, en effet, évalué à 3,1% contre 7,9% en 2008. Les résultats de cette enquête menée auprès des prestataires de santé, des responsables de laboratoires, des dépositaires et pharmaciens ont été présentés hier au cours d’un atelier de restitution. L’étude a aussi concerné des mères séropositives puisque leurs dossiers ont été  exploités, souligne le présentateur Adama Diouf.
Avec 13,3%, la région de Matam a le taux de transmission le plus élevé. Par contre, celle de Ziguinchor affiche le taux le plus bas estimé à 2,7%. Commentant ces résultats, le chef de la Dlsi/Ist, Dr Abdoulaye Sidibé Wade, a manifesté sa joie, car il ne s’attendait pas à un bon taux dans la région sud. En effet, c’est dans cette partie du Sénégal que la prévalence du Vih est la plus élevée avec plus de 1%.  L’enquête a également montré que lorsque les prophylaxies ont été correctement menées chez la mère et le nouveau-né, le taux de transmission ne dépasse pas 2,7%. Selon Pr Adama Diouf, une corrélation entre le statut de l’enfant et le moment de la mise sous prophylaxie de la mère montre que généralement plus cette méthode est précoce plus la prévalence est basse.

« Notre ambition était d’arriver à taux de 5%. Là nous sommes à moins de 4%. Mais, nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin, parce que notre objectif est de mettre fin à la transmission du Vih de la mère à l’enfant », a soutenu Dr Abdoulaye Sidibé Wade, soulignant qu’« il n’est plus acceptable en 2015 qu'un enfant naisse infecté du Vih parce que tous les éléments pour éliminer cette transmission existent au Sénégal ». Il a ajouté que le Sénégal dispose de médicaments assez puissants et d’un système de santé fort pour mettre fin à la transmission du Vih de la mère à l’enfant.
Néanmoins, les résultats montrent que le Sénégal est encore loin de gagner la bataille, car sur 2409 enfants nés de mères séropositives décelés par les enquêteurs, 577, soit 29%, sont déclarés perdus de vue.  Parmi eux, 170 sont décédés pour des causes non déterminées, soit 8,5%. Les enquêteurs ont signalé que les centres de santé restent les structures qui accueillent le plus grand nombre de parturientes séropositives soit 43,5%. Ils sont suivis des hôpitaux (17,8%).  Cependant, 11% des femmes enceintes séropositives ont accouché en dehors des structures sanitaires. Ils ont recommandé que les prestataires soient dotés de logistiques pour la relance et la recherche des perdues de vue. Il est aussi suggéré une bonne tenue du registre pour une bonne connaissance des données, notamment du taux annuel de transmission du Vih de la mère à l’enfant.

Le Soleil : Certification : Le Laboratoire de bactériologie-virologie de l’hôpital Le Dantec obtient l’accréditation Iso 15189 Plus Tm

Le Laboratoire de bactériologie-virologie de l’hôpital Le Dantec vient d’obtenir l’accréditation Iso 15189 Plus Tm. Il devient ainsi le premier laboratoire médical d’Afrique de l’Ouest et le premier laboratoire public de biologie médicale du Sénégal à obtenir cette accréditation.
Le Laboratoire de bactériologie-virologie de l’hôpital Aristide Le Dantec vient de se voir attribuer par l’organisme international Iqmh (Institut pour le management de la qualité dans les services de santé) basé au Canada, l’accréditation Iso 15189 Plus Tm. Celui-ci comprend, en plus des exigences de l’Iso 15189, deux autres exigences à savoir l’Iso 15190 qui fournit les exigences en matière de sécurité aux laboratoires de biologie médicale et l’Iso 22870 qui fournit des exigences spécifiques des analyses de biologies délocalisées.
L’information a été livrée, ce 29 décembre, par le Pr Souleymane Mboup, chef du Service de bactériologie-virologie de l’hôpital Le Dantec entouré de ses collaborateurs.  Ce laboratoire devient ainsi la première structure du genre en Afrique de l’Ouest et au Sénégal dans le secteur public à obtenir cette accréditation. Selon le Pr Mboup, « cette consécration est l’œuvre de tout une équipe sous l’égide d’une direction engagée et déterminée qui n’a ménagé aucun effort pour la mise en œuvre de sa politique qualité et la réalisation de ses objectifs ». Le laboratoire de bactériologie-virologie de l’hôpital Le Dantec est arrivé à ces résultats à l’issue d’un processus entamé en 2010 qualifié de « laborieux et complexe ».
Cette année-là, a rappelé le Pr Mboup, la direction du laboratoire s’était engagé dans une démarche qualité avec comme objectif principal d’avoir une accréditation aux normes internationales. A l’issue des différents audits externes et internes effectués, le laboratoire s’est retrouvé avec un score « historique » de cent pour cent. « C’est la deuxième foi au monde qu’on voit un organisme obtenir un tel score au niveau de Iqmh. Souvent, ceux qui obtiennent ce score, ne le font pas d’un premier coup », s’est félicité le Pr Mboup.
Cette accréditation, d’après le Pr Mboup, va, entre autres avantages, renforcer la crédibilité du laboratoire vis-à-vis des partenaires, permettre de mieux répondre aux exigences des clients (patients, médecins, sponsors, personnel), conférer une reconnaissance internationale, permettre de réduire les coûts de non-qualité, de gérer de façon optimale les ressources, d’améliorer ses performances techniques et d’accroître la compétence du personnel technique.
Pour Pr Ndèye Coumba Touré Kane, avec cette accréditation, le laboratoire va contribuer davantage dans la lutte contre le Sida, notamment pour l’atteinte de l’objectif des « trois 90 » de l’Oms. Son collègue, le Pr Tandakha Dièye, embouche la même trompette et estime que c’est une grande fierté pour le Sénégal d’avoir un laboratoire répondant aux normes internationales les plus élevées.
Quant Pr Halimatou Diop Ndiaye, elle est d’avis que cette accréditation valorise tout le travail que ce laboratoire est en train d’abattre depuis des années dans le diagnostic, le monotoring et la surveillance épidémiologique du Sida au Sénégal. Toutefois, le Pr Papa Alassane Diaw a invité à garder le cap, car le plus dur reste à venir. « L’accréditation a un coût, le maintien aussi. Nous devons relever ce défi et maintenir les acquis. Il ne faut pas que nos cinq ans de dur labeur soient vains », a-t-il indiqué.

Un livre collectif sur la biologie appliquée de l’infection à Vih et ses co-morbidités en Afrique publié
Au cours de cette rencontre, le Pr Souleymane Mboup a présenté l’ouvrage « La biologie appliquée de l’infection à Vih et ses co-morbidités en Afrique ». Coordonné par lui-même avec les Pr Guy-Michel Gershy Damet, Ndèye Coumba Touré Kane et Laurent Bélec, ce livre a mobilisé plus de 30 enseignants-chercheurs sénégalais et internationaux. Cet ouvrage qui synthétise l’expérience de plus de dix ans de pédagogie issue du Diplôme universitaire (Du) de Rétrovirologie de Dakar obéit à une « volonté d’inscrire dans un ensemble didactique cohérent l’enseignement accumulé par l’expérience pédagogique », selon le Pr Mboup. Ainsi, il intègre trois dimensions qui font le point sur les connaissances actuelles, des séries inédites et originales de Qcm (Questions à choix multiples) et enfin une réunion d’observations clinico-biologiques. Bref, « il propose des solutions techniques, pratiques et pragmatiques applicables au monotoring biologique de l’infection à Vih et de ses co-morbidités et met en avant les questions non résolues si nombreuses qui font encore l’objet de débat dans la communauté scientifique et médicale ». Il a été préfacé par le président Macky Sall.                         

 



 

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