Thème : Articles Web


Revue de Presse quptidienne du Vendredi 18 décembre 2015

APS : La CEDEAO invitée à concrétiser la création du Centre régional de contrôle des maladies d’Abuja

Le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Kadré Désiré Ouedraogo, a appelé les Etats membres à concrétiser la création du Centre régional de contrôle des maladies prévu à Abuja, au Nigéria.

Les pays membres de la CEDEAO doivent ‘’continuer à être vigilants et à maintenir les bonnes pratiques que nous avons tirées de notre combat contre l’épidémie’’ Ebola, ‘’tout en renforçant nos systèmes de santé et en concrétisant la création du Centre régional de contrôle des maladies au Nigéria’’ ; a-t-il déclaré.

Il intervenait mercredi à Abuja (Nigéria), à l’ouverture de la 48e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, coïncidant avec l’anniversaire des 40 ans de l’organisation sous-régionale.

À la suite des différents chefs d’Etat intervenus, Kadré Désiré Ouédraogo s’est félicité de ‘’la victoire’’ remportée par la région ouest-africaine dans la lutte contre Ebola, grâce, notamment, ‘’à la qualité du sens de la solidarité et de la coordination des actions communes (…)’’.

Le président en exercice de la CEDEAO, le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall, en particulier, a relevé que ‘’la riposte contre la maladie à virus Ebola a connu un réel succès dans les trois pays fières concernées (Guinée, Sierra Léone, Libéria), à force de vigilance et d’efforts’’.

’’Nous resterons tous vigilants et solidaires jusqu’à l’éradication du dernier cas’’, a assuré le président Macky Sall.

APS : Augmentation significative du taux de prévalence contraceptive chez les femmes en union grâce au projet ISSU (coordonateur)

Le projet Initiative sénégalaise de santé urbaine (ISSU) mené de 2010 à 2015 dans six grandes villes du pays a permis de capitaliser six interventions majeures à haut impact sur la promotion de la planification familiale appelées "paquet porteur" pour le passage à l’échelle dans les autres villes du Sénégal et en Afrique de l’Ouest francophone.

Un processus de capitalisation mené en 2014 a permis de sélectionner sur la base des résultats de l’enquête six interventions en perspective du passage à l’échelle, selon le Coordonnateur du projet, Dr Cheikh Seck qui présentait, mercredi à Dakar, les résultats obtenus à l’atelier de clôture du projet.

En effet, les résultats de l’enquête ont montré que l’utilisation des méthodes modernes de contraception par les femmes en union a augmenté d’une manière significative dans les sites du projet, notamment l’utilisation des implants, a rapporté Dr Seck.

L’idée du projet était de démontrer qu’une approche articulée autour de l’offre de service de planification familiale (PF), du plaidoyer et du partenariat public privé permet d’accroître l’utilisation des méthodes contraceptives par les populations urbaines défavorisées, a-t-il rappelé.

Aujourd’hui, a t-il souligné, l’évaluation menée par une agence internationale a montré une augmentation significative du Taux de prévalence contraceptive (TPC) chez les femmes en union, une disponibilité permanente des produits contraceptifs et un doublement de l’utilisation des méthodes longue durée dans les districts d’intervention.

Ainsi pour le passage à l’échelle, les interventions du "paquet porteur" sont essentiellement liées à la disponibilité des produits, au personnel de santé qualifié, l’identification systématique des besoins des clientes en PF, l’offre de proximité, la communication de masse et les visites à domicile, le plaidoyer religieux.

Il s’agit, en termes de perspective, après la clôture du projet de la "diffusion du produit de capitalisation et du passage à l’échelle des approches porteuses du projet au niveau national et dans les pays francophones de la sous région selon un plan qui sera défini prochainement", selon le le document de capitalisation contenu dans le dossier de presse.

En effet, en termes de passage à l’échelle, le contenu du "paquet porteur" ne sera pas forcément mis en œuvre intégralement dans les districts d’extension, précise le document produit au terme d’enquêtes d’évaluation.

Un exercice d’adaptation sera réalisé sur la base d’un diagnostic de base pour identifier les approches du paquet les mieux appropriées par rapport au contexte d’accueil.

Le projet sous l’égide de IntraHealth International et de la Fondation Bill et Mélinda Gates a été mis en œuvre par un consortium de huit organisations nationales et internationales sous ayant des expertises complémentaires dans la promotion de la PF.

APS : Hôpital régional de Fatick : Le médecin-chef veut voir les trois conseils départementaux siéger au conseil d’administration

Les trois conseils départementaux de la région doivent siéger au conseil d’administration de l’hôpital régional afin qu’il puisse jouer sa dimension régional à travers une présidence tournante, a indiqué mercredi à Fatick, Mouhamadou Traoré, médecin chef de la région médicale.

‘’L’hôpital régional n’arrive pas à avoir les fonds de dotation qui sont logés au niveau du conseil départemental de Fatick’’, a expliqué Dr Traoré rappelant que c’est le président du conseil départemental de Fatick qui siège au conseil d’administration de l’hôpital alors que la structure sanitaire a une dimension régionale’’.

M. Traoré qui s’exprimait lors d’une réunion consacrée à l’évaluation de l’Acte 3 de la décentralisation précise que ‘’le décret n’a pas encore été pris mais c’est comme ça que ça devrait se passer’’.

’’L’hôpital a une dimension régionale donc tous les membres des trois conseils départementaux doivent siéger dans le conseil d’administration’’, a-t-il insisté.

Selon lui, ‘’ il est même souhaitable que la présidence du conseil d’administration soit assurée de façon tournante entre les trois présidents de conseils départementaux pour que l’hôpital garde sa vocation régionale’’.

‘’Sinon, prévient-il,  chaque département va réclamer un hôpital et on n’a pas les ressources pour créer des hôpitaux dans chaque département’’.  

Le médecin chef de la région médicale de Fatick a par ailleurs déploré le retard noté dans la mise en place des fonds de dotation malgré les changements apportés par l’Acte 3 de la décentralisation.

‘’Les fonds de dotation des postes de santé doivent être donnés par les communes, donc il n’y a pas à attendre’’, a-t-il fait savoir.

’’Dès que les fonds de dotation sont votés, les communes doivent pouvoir les mobiliser et les mettre à la disposition des structures de santé’’, a-t-il par ailleurs ajouté.

Le Soleil :  Pr Ibrahima Diagne de l’Ugb, coordonnateur du Cerpad de l’Ugb : « Le dépistage néonatal de la drépanocytose est préconisé pour diminuer sa morbidité et sa forte létalité »

Le Pr Ibrahima Diagne, coordonnateur du Centre de recherche et de prise en charge ambulatoire de la drépanocytose (Cerpad) affirme dans cet entretien que leur ambition est de faire de cette unité une référence en matière de recherche et de dépistage néonatal de cette maladie qui affecte un  Sénégalais sur 10. Il révèle que 1700 enfants naissent, chaque année, au Sénégal avec cette maladie encore entourée de préjugés. D’où la nécessité d’encourager le dépistage néonatal de la drépanocytose.

Qu’est-ce qui justifie la création du Centre de recherche et de prise en charge ambulatoire de la drépanocytose (Cerpad) ?

Le centre a été créé pour la mise en œuvre d’un projet de recherche opérationnelle sur le dépistage néonatal et la prise en charge précoce de la drépanocytose dans la ville de Saint-Louis. Cette maladie génétique est la plus fréquente dans le monde, plus particulièrement en Afrique noire où 10 à 40 % des personnes portent le gène avec au moins 200.000 naissances par an d’enfants atteints de la forme SS et apparentées. Par ailleurs, l’Oms considère que 50 % des enfants qui naissent avec cette maladie meurent avant l’âge de 5 ans à cause de l’absence d’une prise en charge appropriée. Par conséquent, la drépanocytose contribue significativement à la mortalité infanto-juvénile dont la réduction d’au moins de 2/3 est un des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd).   

Dans notre pays, 1 personne sur 10, sans distinction d’ethnie, d’origine géographique  ou de classe sociale, porte le gène de la drépanocytose. La majorité ne l’a hérité que d’un des parents et ne présente aucun signe. Ce sont les porteurs du trait drépanocytaire, communément dit « AS ». Cependant, de leur union naissent les enfants porteurs de la drépanocytose maladie (forme SS) avec 25 % des risques à chaque grossesse. Ainsi,  environ 1.700 enfants naissent, chaque année, avec la drépanocytaire au Sénégal.  C’est pourquoi le pays s’est engagé dans la lutte contre la drépanocytose et a activement participé au plaidoyer qui a amené successivement l’Unesco, l’Union africaine, l’Assemblée mondiale de la santé, puis les Nations unies à voter une résolution reconnaissant cette maladie comme une priorité de santé publique entre 2006 et 2008.  La résolution des Nations unies votée en décembre 2008 recommande, entre autres stratégies, l’information et la sensibilisation des populations pour limiter le nombre de nais
sances d’enfants malades et le dépistage néonatal pour une prise en charge précoce de la maladie afin de diminuer sa morbidité et sa forte létalité, surtout dans la petite enfance. Le dépistage néonatal de la drépanocytose n’étant pas disponible au Sénégal, malgré le développement de centres de prise en charge de cette maladie depuis près de 30 ans, il nous est paru nécessaire, en tant que chercheur et point focal pour la lutte contre la drépanocytose au ministère de la Santé et de l’Action sociale, d’initier cette stratégie par un projet de recherche localisé dans le but de proposer des modalités de son implantation dans une large échelle dans notre pays.

A combien s’élève le financement de cette structure ?

Le Cerpad est une infrastructure de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, précisément de l’Ufr des Sciences de la santé. Le financement de ce projet à hauteur de 530.000 euros (environ 348 millions de FCfa) a été octroyé par la Fondation Pierre Fabre en 2011. Ce qui a permis de construire et d’équiper l’infrastructure qui doit l’abriter, puis d’assurer la prise en charge des enfants dépistés pendant 5 ans. Le Cerpad comporte un laboratoire permettant le diagnostic néonatal de la drépanocytose et d’autres maladies de l’hémoglobine et des espaces de soins ambulatoires (consultations, vaccinations, hospitalisation de jour) pour assurer le suivi des enfants ayant présenté une drépanocytose maladie révélée par ce dépistage.  Il dispose d’un personnel constitué de 2 biologistes (1 hématologiste et 1 biochimiste), 2 techniciens supérieurs en biologie, 2 techniciens en analyse de laboratoire, 2 pédiatres, 2 infirmières, 1 gestionnaire, 1 secrétaire et 4 aides au laboratoire et aux soins infirmiers) permettant de
mener à bien les activités.

Quels sont les missions  du Cerpad ?

L’objectif général du Cerpad est de contribuer à la lutte contre la drépanocytose au Sénégal, principalement par la recherche-action, accessoirement par la recherche fondamentale. Les objectifs spécifiques immédiats sont relatifs au dépistage néonatal à Saint-Louis, qui consistent à dépister systématiquement la drépanocytose chez les nouveau-nés dans les maternités de la ville, à prendre en charge les enfants dépistés comme porteurs de la maladie drépanocytaire au Cerpad et, en cas de besoin, au service de pédiatrie du Centre hospitalier universitaire de Saint-Louis où nous avons également mis en place un suivi d’enfants drépanocytaires depuis février 2011. Il permet aussi d’analyser des données épidémiologiques, cliniques et socio-anthropologiques recueillies en collaboration avec d’autres équipes de recherche de l’Université Gaston Berger (Laboratoires Ufr des sciences appliquées et technologie, département de Sociologie de l’Ufr des sciences humaines), de proposer un modèle de dépistage néonatal et de pris
e en charge précoce de la maladie drépanocytaire adapté au système de santé publique du Sénégal.

Avez-vous des ambitions sous-régionales ?

Le Cerpad a pour ambition de se positionner comme un centre de référence pour la recherche et la formation sur la drépanocytose et les maladies de l’hémoglobine, à vocation nationale et internationale, de servir de centre de référence pour le dépistage néonatal et d’autres problématiques liées à la lutte contre la drépanocytose au Sénégal, à l’image de ce que font les laboratoires des Ufr et les Facultés de Médecine des universités en France, au Brésil, aux Etats-Unis, etc.



 



 

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