Pré-forum sur le financement de la santé : Vers l’adoption d’une nouvelle dynamique après la synthèse


Dans le cadre de la mobilisation des ressources, le gouvernement du Sénégal, à travers le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, a procédé, ce mardi,  à l’ouverture des journées consacrées au pré-forum préparatoire du forum national pour le financement de la santé. Cette rencontre de deux jours (14 et 15 novembre 2017) est une occasion pour les acteurs de décliner toutes les possibilités, pouvant leur permettre, après le forum d’atteindre une nouvelle dynamique.

Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale Abdoulaye Diouf Sarr, dans l’ambition de faire de la mobilisation de ressources domestiques une source principale de financement de la Couverture santé universelle (Csu), a déclaré hier que son département ne ménagera aucun effort pour apporter des améliorations qui sont attendues de ses services pour  l’adoption d’une nouvelle dynamique après le forum qui aura lieu le vendredi 17 novembre prochain. « Je ne ménagerai aucun effort pour que les acteurs puissent se mobiliser autour de la question essentielle du financement du secteur de la santé afin que l’adoption d’une nouvelle dynamique soit une réalité après le forum », a-t-il fait savoir. Selon lui, le département qu’il dirige, pour rendre opérationnelles les orientations stratégiques de la stratégie nationale de financement de la santé, s’est appuyé sur des groupes thématiques qui ont décliné les lignes d’actions définies dans un plan de mise en œuvre cohérent. « Ce plan met l’accent sur les actions prioritaires pour les cinq prochaines années dont la première action d’envergure de la mise en œuvre de la stratégie est l’organisation d’un forum national sur le financement  de la santé en vue de mener un plaidoyer fort sur la mobilisation des ressources, particulièrement celles domestiques », a expliqué le ministre de la Santé et de l’Action Sociale, tout en demandant aux acteurs de se mobiliser davantage pour le financement de la santé. Mais tendre à cette politique sanitaire, le ministère a mis en place une stratégie nationale de financement de la santé. Cette stratégie met l’accent sur les choix stratégiques visant à améliorer la protection en santé et la durabilité du financement. « Elle vise également à mobiliser des ressources additionnelles conséquentes en faveur de la santé, à rationaliser leur utilisation pour alléger la charge financière supportée et à supporter par les ménages, mais aussi à améliorer la satisfaction de ces derniers par rapport à la disponibilité de services », a dit Abdoulaye Diouf Sarr. Il procédait hier à l’ouverture des journées consacrées au pré-forum national de mobilisation de ressources pour le financement de la santé afin d’en disposer des services sanitaires de qualité. Ce pré-forum a pour but de permettre l’identification des actions pertinentes devant conduire les populations vers la mobilisation des parties prenantes en vue d’un financement accru et centrés sur les priorités du Sénégal. «Toute la problématique des déterminants de la santé doit être intégrée dans la stratégie pour faciliter la tâche, même si le Plan d’investissement de la santé (Pis) qui est de 350 milliards doit être mis en œuvre de manière stratégique afin de mettre en plan ce plan», indique-t-il. Ces jours de travail vont permettre de mettre en place un document pour permettre au chef de l’État Macky Sall, à l’ouverture du forum de développer un plaidoyer fort tenant compte de l’ensemble des observations et avis. Revenant sur la menace de grève des syndicats de la santé, ce dernier de faire savoir que «nous ferons ce que nous avons toujours fait en échangeant avec eux pour faire avancer le secteur. Aucune porte ne sera fermée». Pour l’l’action, il dira qu’il sera repositionné au niveau de ce département en dégageant une feuille de route. «C’est un élément extrêmement important pour mener une bonne politique de santé », a-t-il conclu.

Les partenaires saluent le travail mené

Les partenaires au développement du secteur de la santé, par la voix de Dr Deo Nshimirimana, représentant Résident de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) au Sénégal, ont salué la démarche inclusive adoptée par le gouvernement du Sénégal dans l’élaboration de la stratégie de financement de la santé pour tendre vers la Csu. «En privilégiant dans cette orientation la mobilisation de ressources domestiques, avec l’ambition d’en faire la source principale de financement de la Csu, et en prônant l’efficience dans l’utilisation des ressources pour développer une offre de santé de qualité et mettre en œuvre des mécanismes soutenables de protection des populations contre les risques financiers liés à la maladie, vous rassurer vos partenaires, que nous sommes, et rendez le programme plus crédible», a-t-il salué. Avant d’ajouter: «La Csu par sa contribution à la lutte contre l’exclusion, à l’amélioration du capital humain tel que prôné par le Plan Sénégal émergent (Pse), vaut la mobilisation de toutes les énergies ».

 

 

 

   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal