FINANCEMENT DE LA SANTÉ : LE CHEF D'ÉTAT S'ENGAGE AVEC EXIGENCE


Le plaidoyer sur la mobilisation des ressources pour le financement de la Santé à l'endroit du Chef de l'Etat a semblé un exercice destiné à un convaincu "un adepte de la protection sociale" précise M. Macky Sall.
Le Président de la République l'a martelé tout au long de son allocution " Nous serons à vos côtés pour la mobilisation des ressources. Les 15% recommandés par l'accord d'Abuja, nous y arriverons dans quelques petites années". Et le Chef de l'Etat d'assurer "Nous allons augmenter les moyens de la Santé d'année en année mais où va aller l'argent" prévient-il avant d'ajouter "Vous pouvez compter sur moi mais aussi sur mon exigence de résultats sur la qualité des soins". "
M. le Président de la République a ensuite entretenu l'assistance de son "autre souci, la non soutenabilité des régimes de gratuité et rectifie Dr Youssoupha Ndiaye de la DPRS qui prône "Un plan Marshall à la sénégalaise" (À lire: la Stratégie Nationale de Financement de la Santé (SNFS) son coût et sa vision) "C'est vrai que l'Etat doit faire des efforts, indique le Président de la République mais les collectivités locales ainsi que le privé doivent en faire de même". Il a ainsi fait des suggestions aux élus locaux après avoir salué leur engagement  (les maires par la voix de leur président ont décidé de verser intégralement les fonds de dotation à la santé "À Lire: Le financement de la Santé, le sermon des élus"). Pointant "l'exploitation timide du potentiel des collectivités", le Président de la République invite les élus à "avoir une participation concrète dans le financement de la Santé ". Selon lui (ancien maire) "Les communes peuvent accompagner l'enrôlement dans les mutuelles des femmes, des jeunes et des élèves".

"EN 2018, LA CMU SORT DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ"

Cette "prise de participation directe dans les mutuelles (des communes) peut garantir la soutenabilité des régimes de gratuité et assurer une viabilité à la CMU qui "ne peut pas être un variable d'ajustement des hôpitaux et des centres de santé" déclare le Chef de l'Etat qui préconise "Un système de dématérialisation avec une traçabilité pour éviter des dérives".
Le Président de la République révèle que  " La CMU sera délocalisée à partir de 2018 du MSAS pour migrer vers un autre ministère ou à la Primature, car pour lui, on ne peut pas être juge (demande) et partie (offre)".

Abordant la question des ressources humaines, qui représente à ses yeux une partie intégrante de la problématique du financement de la Santé, le Chef de l'Etat annonce "le doublement, l'année prochaine, de la bourse de spécialisation (300 000 FCFA) alimentée par la contribution forfaitaire à la charge de l'entreprise". Il y a jouté "L'accompagnement dans la formation des spécialistes dont a besoin notre système de santé ".

LES PISTES DE FINANCEMENTS INNOVANTS DU PR

Le Chef de l'Etat invite le forum à orienter la réflexion sur "La prévention, la construction d'infrastructures et d'équipements, la gestion des urgences, la rationalisation et la professionnalisation des mutuelles". Il les invite aussi à se pencher sur les financements innovants à travers la politique fiscale mais les défend de se projeter sur les ressources du pétrole et du gaz pour lesquelles "Une loi sera votée pour éviter les errements qu'ont connus les autres pays" indique le PR qui met dans le même lot la redevance aéroportuaire. "Que chacun reste à sa place", insiste le Chef de l'Etat qui approuve tout de même une autre proposition portant sur la taxation sur les produits du tabac".
Parmi les orientations du Président de la République "Une rationalisation de la carte sanitaire" et c'est dans ce sens qu'il invite le secteur privé à investir dans les cliniques et hôpitaux de niveau 4 avant de plaider "pour une plus grande synergie entre le public et le privé". Donnant l'exemple de la prise en charge de l'hémodialyse, le Président de République encourage le privé et le MSAS à signer une convention à cet effet.

LA DÉMARCHE INCLUSIVE SALUÉE

Pour le défi de l'entretien et de la maintenance, le Chef de l'Etat recommande au Ministre de la Santé et de l'Action sociale que "Tout soit externalisé avec la création de sociétés par les agents soutenus à l'occasion par un accompagnement de l'Etat. Ainsi on pourra éviter les mouvements de grève qui impactent le système" pense le Président de la République qui n'a pas manqué de féliciter le Ministre de la Santé et de l'Action sociale pour "Cette remarquable initiative (SNFS) menée de manière inclusive". Selon lui "Il faut impliquer tous les acteurs, aller vers eux car nous œuvrons tous pour le même objectif".
Pour l'heure le Président de la République dit attendre "Le plan d'investissement pour la validation (357 milliards 527 millions FCFA sur 5 ans) qui dit-il à travers une mise en œuvre sur la base du plan d'action et des moyens efficaces permettront d'atteindre les objectifs de la SNFS".

Le Président de la République a ensuite reçu des mains de M. le Ministre de la Santé et de l'Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr la distinction de "Champion du Financement de la Santé, comme l'a appelé la tête de file des PTF (À lire : Déo Nshmirimana ou les

gages des bailleurs)


Mouhammed Ramet Ndiaye

 

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