Rougeole et rubéole : le ministère de la Santé veut atteindre au moins 95% de la cible


APS :  Le ministère de la Santé et de l’Action sociale veut atteindre au moins 95% des enfants ciblés par la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole qui va démarrer ce lundi sur toute l’étendue du territoire national, a indiqué dimanche à Thiadiaye (Mbour, ouest), Abdoulaye Diouf Sarr.

S’exprimant lors de la cérémonie de lancement de cette campagne, M. Sarr a expliqué qu’elle une population 2 150 000 enfants, soit 95% de la cible.

"Cette ambition a démontré l’engagement du gouvernement à assurer aux enfants Sénégalais, la chance de naître, de vivre et de se développer à l’abri des maladies évitables par la vaccination, a affirmé le ministre de la Santé.

Pour réussir ce pari, a-t-il ajouté, les autorités médicales comptent sur la motivation du personnel de santé et des volontaires, l’implication des élus locaux, des associations à base communautaire, notamment les "Bàjjenu Goxx", des autorités religieuses, etc.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a rappelé que le gouvernement mène une importante politique de prévention à travers la vaccination contre la rougeole et toutes les maladies infantiles évitables.

Ces actions, à en croire M. Sarr, sont menées conformément à l’ambition du président de la République Macky Sall d’"approfondir et de consolider" la politique d’introduction de nouveaux vaccins, afin de mieux protéger les populations, etc.

D’après lui, le Programme élargi de vaccination (PEV) compte actuellement 13 antigènes dont les 5 ont été introduits entre 2012 et 2016. 

En outre, a-t-il fait savoir, la ligne budgétaire destinée chaque année à l’achat des vaccins et consommables du PEV est passée de 977 millions à 3 milliards 177 millions de francs CFA dans la même période. Ces résultats ont été obtenus grâce à un engagement au plus haut niveau en faveur de l’Enfance, a-t-il encore salué.

Macky Sall qui a invité les acteurs du secteur de la santé à "réfléchir sur des financements innovants intégrant une fiscalité adaptée au secteur de la santé" a évoqué un prélèvement possible sur les taxes sur le tabac mais "sûrement pas les redevances aéroportuaires ou sur les industries extractives". 

L’exploitation timide du potentiel des collectivités territoriales a été mise dans le lot des défis du secteur de la santé par le Macky Sall qui a noté qu’"il y a des efforts à faire dans les fonds de dotation santé, dans la gestion des hôpitaux et dans la participation dans les mutuelles de santé". 

Un autre défi est lié également à "la non soutenabilité à terme des incitatives de gratuité" a-t-il dit, analysant que "nous ne sommes pas un régime communiste. Le communisme n’a réussi nulle part même s’il y a des politiques extrêmement positives dans ce mécanisme de socialisation globale".

Mais pour le chef de l’Etat, "le tout gratuit n’existe nulle part. Ce n’est pas possible parce que tout ne peut pas être pris en charge par le secteur public".

Il a plaidé pour une plus grande synergie pour articuler les actions entre le secteur public et privé. 

"Je suis un adepte de la protection sociale et de la solidarité mais il faut absolument que public et privé travaille de concert pour nous permettre d’atteindre l’objectif de soins de qualité pour tous", a-t-il poursuivi.

A ce niveau, a ajouté le chef de l’Etat, "il y a nécessité absolue de maîtriser le système de paiement de la CMU parce qu’elle ne saurait être une variable d’ajustement pour les hôpitaux et les Centres de santé".

D’où un système informatisé de traçabilité de tous les patients pour pouvoir continuer à apporter les ressources nécessaires à la CMU et aux établissements de santé. A terme et pour la transparence du système de couverture maladie, l’Agence en charge de la CMU ne sera plus logée au ministère de la Santé à partir de 2018. 

"Avec la hausse continue du budget il sera difficile pour notre gouvernement de supporter sur ressources propres uniquement ce rythme de dépenses si un mécanisme approprié de financement n’est pas mis en place", a fait valoir le président de la République.

Toujours dans le chapitre des défis relevés par le chef de l’Etat figure "le renforcement conséquent de l’offre de qualité des soins des structures sanitaires".

C’est pourquoi le Président a décidé l’augmentation des bourses de spécialité pour les étudiants en médecine.

En outre, dans sa phase 2 qui va démarrer en 2018, le Programme d’Urgence de développement communautaire prenne en compte la construction de 300 postes de Santé.

 

 

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