Financement de la vaccination : Le Premier ministre pour des mécanismes alternatifs


Le Soleil : Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidé, vendredi dernier, le 4ème dîner de gala de la Fondation Afrivac allant dans le cadre de la promotion du partenariat public/privé pour le financement de la vaccination. Il a invité à s’orienter vers des mécanismes de financement alternatifs.

L’axe 2 du Plan Sénégal émergent, « Capital humain et développement durable », illustre les grandes ambitions du gouvernement en matière de santé. L’adhésion du secteur privé et son implication dans la mise en œuvre de la politique de santé publique du gouvernement sont également porteuses d’espoirs. A cet égard, la prise en charge des enfants est essentielle à travers la vaccination, élément incontournable de la prévention. Elle constitue un pilier important dans le financement de la Couverture maladie universelle. Mieux, une bonne politique de vaccination contribue, de façon considérable, à réduire les dépenses de santé de la mère et de l’enfant.

« Pendant longtemps, les programmes de vaccination ont bénéficié de contributions importantes des Partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux. Le moment est venu, alors que ces financements commencent à s’estomper, de nous orienter vers des mécanismes de financements alternatifs afin de pérenniser les efforts consentis jusqu’ici », a estimé le Premier ministre qui a présidé, vendredi dernier, le 4ème dîner de gala organisé par la Fondation Afrivac. Il s’est, à l’occasion, réjoui des efforts entrepris par cette structure. Celle-ci, à ses yeux, vient conforter cette dynamique en invitant les entreprises privées, conscientes des enjeux, à une plus grande implication dans des actions impactant le bien-être des populations.

Le partenariat que la Fondation Afrivac est en train de sceller avec les entreprises s’inscrit, selon lui, dans les stratégies du gouvernement dans la prise en charge du nouveau-né et de l’enfant.

Ce, dans le but de relever le niveau des indicateurs de santé. Cet appel est également en parfaite cohérence avec la ligne adoptée depuis mai 2012 par les gouvernements de 194 pays qui ont approuvé un plan d’action mondial pour les vaccins. Cet engagement des Etats a été confirmé par la Déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination que le Sénégal a ratifiée en février 2016.

« Il faut toutefois noter que, chaque année, dans le monde, plus de 22 millions d’enfants ne sont pas vaccinés contre des maladies infantiles courantes », a déploré Mahammed Boun Abdallah Dionne. C’est pourquoi il est important, à son avis, que des moyens conséquents et durables soient accordés à l’achat des vaccins, à la fourniture des services de vaccination et à la sensibilisation des populations. Le Sénégal, grâce à son Programme élargi de vaccination (Pev), protège, aujourd’hui, près de 90 % des enfants contre 12 maladies. L’objectif est d’atteindre une couverture universelle et d’introduire dans le Pev le vaccin contre le cancer du col de l’utérus dans le courant de l’année 2017. Par ailleurs, le Sénégal a initié, avec Afrivac, un processus national inclusif de financement de la vaccination qui pourrait s’étendre à la santé en général s’il obtient l’adhésion de tous les citoyens et de toutes les entreprises privées dans le cadre de la Responsabilité sociale d’entreprise.

 

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