LANCEMENT – Plan stratégique de la nutrition pour la période 2016-2020 : Le Sénégal donne sa recette contre la malnutrition


Le Quotidien : Le Plan stratégique alimentation, nutrition pour la période 2016-2020 a été lancé hier, devant les partenaires techniques et financiers. Les acteurs veulent se consacrer, entre autres, sur le renforcement de la communication au sein du ministère envers les populations pour les sensibiliser sur les problèmes de nutrition.

Le Sénégalais mange mal ! Notre alimentation de façon globale n’est pas équilibrée. Ce constat est tout le temps dressé par les nutritionnistes à chaque fois que de besoin. Cette malnutrition, selon les spécialistes, constitue une menace «sérieuse» pour les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, allaitant, les adolescents et les personnes du 3ème âge, bref la société tout entière. Hier, le Sénégal a procédé au lancement du Plan stratégique alimentation, nutrition pour la période 2016-2020. «Le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, a ratifié les cibles mondiales en matière de nutrition concernant la réduction des taux de retard de croissance, réduction de l’anémie chez les femmes en âge de procréer, réduction de taux d’insuffisance pondérale à la naissance, réduction de taux de surpoids chez les enfants, augmentation de taux allaitement maternel exclusif», a rappelé Leyli Moshiri. Porte-parole des partenaires techniques et financiers, elle reconnaît que le Sénégal a fait beaucoup d’efforts «avec une diminution rapide du taux de malnutrition chronique depuis des années». «Malheureusement, cette réduction a stagné dans un passé récent, en plus des disparités inquiétantes qui existent entre les régions dont certaines comme Sédhiou, Kédougou et Kaffrine qui affichent des taux hautement supérieurs à la moyenne nationale.» Et d’ajouter : «Dans les régions du nord comme notamment Matam, le département de Podor à Saint-Louis et les régions de Louga et Tambacounda, les prévalences de la malnutrition aiguë, globale et sévère dépassent les seuils d’urgence de 15 et 2% respectivement ; d’où la nécessité de soutenir et de renforcer les efforts en matière de coordination et les approches multisectoriels à tous les niveaux de mise en œuvre.»
Pour Dr Maty Diagne Camara, chef de la Division de l’alimentation et de la nutrition au ministère de la Santé et de l’action sociale, «nous n’avons pas atteint le seuil critique de la malnutrition», même si elle admet qu’il y a des disparités dans certaines zones du pays. Selon Mme Camara, «cela a été initié parce que actuellement nous sommes confrontés à un double fardeau de la malnutrition qui fait intervenir à la fois la malnutrition par carence et celle par excès avec le surpoids et l’obésité qui peuvent engendrer les maladies chroniques». Alors, pour pouvoir assurer une bonne communication au sein des communautés et pour une bonne prise en charge des cas de malnutrition, des axes ont été dégagés. Il s’agit, entre autres, du renforcement de la communication au sein du ministère, de la communication envers les populations pour les sensibiliser sur les problèmes de nutrition, mais aussi du renforcement de la coordination de tous les acteurs qui interviennent dans la nutrition.

 

 

 

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