Lutte contre le Sida : Des religieux prêchent contre le Vih


Le Quotidien : Des religieux des 14 régions du Sénégal, viennent de boucler une session de formation sur les techniques de plaidoyer pour la réduction de la stigmatisation et la discrimination des Personnes vivant avec le Vih/Sida, (Pvvih) organisée par l’Alliance nationale des religieux et experts médicaux de lutte contre le Sida (Anrems), en partenariat avec le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls).

Pour une meilleure implication  dans la mise en œuvre de la stratégie des trois 90, l’Alliance nationale des religieux et experts médicaux de lutte contre le Sida (Anrems), en partenariat avec le Conseil national de lutte contre le sida (Cnls), vient de boucler à Thiès, un atelier de renforcement de capacités des leaders religieux des 14 régions du Sénégal. Il s’agit, en effet, avec cedit atelier de créer un pool de formateurs sur les techniques de plaidoyer pour la réduction de la stigmatisation et la discrimination des Person­nes vivant avec le Vih/Sida (Pvvih), la réduction des risques chez les consommateurs de drogues «injectables» dans le respect des droits humains pour un environnement plus favorable. Selon le directeur exécutif de l’Asso­ciation des imams et oulémas du Sénégal, Ong Jamra, par ailleurs Coordonnateur national de l’Anrems, Bamare Guèye, le choix des religieux s’explique par le fait que leur implication a fait que le Sénégal est cité comme ayant réussi à stabiliser la prévalence du Vih dans la population générale à un taux tournant depuis plus de 10 ans autour de 0,7%. Pour dire, selon lui, que les religieux ont un rôle important à y jouer. Surtout quand on sait, indique-t-il, que le Sénégal n’échappe pas au défi auquel tous les programmes de lutte contre le Sida sont confrontés, notamment la lutte contre la stigmatisation, l’accès aux services  de soins par les populations-clés  entre autres.
Présidant les travaux, l’adjoint au gouverneur de la région chargé des Affaires administratives, Mbas­sa Sène, estime que les statistiques ont prouvé que  le taux de prévalence est assez élevé par rapport à la population générale au niveau de la région de Thiès. Sur ce, dit-il, il reste du travail à faire pour atteindre les objectifs fixés par l’Anrems avant d’apprécier à sa juste valeur, la tenue de cet atelier de formation. Lequel atelier vise à former des «formateurs» sur les stratégies et plaidoyers visant à réduire les risques, la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le Vih, et des populations-clés dans le respect des droits humains pour un environnement favorable. Aussi et de renforcer surtout les capacités des leaders religieux pour une meilleure im­plication  dans la mise en œuvre de la stratégie des 90-90-90. Il s’agit, en effet, de faire en sorte, que d’ici 2020, 90% des personnes vivant avec le Vih soient au courant de leur statut mais également que 90% de ces personnes soient mises sous traitement antirétroviral pour que 90% de ces personnes ne transmettent plus le Sida. Pour ainsi rompre la chaîne de transmission d’ici 2020 pour que le Sida ne soit plus un problème majeur de santé publique.

 

 

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