Forum sur la santé publique et l’innovation médicale : Le Sénégal et la France échangent leurs compétences


Le Quotidien : L’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) et la Fondation de l’académie de médecine (Fam) française ont ouvert hier à Dakar le 1er Forum Afrique de l’Ouest et France. Axé sur la santé publique et l’innovation médicale, il accueillit d’éminents chercheurs, professeurs de  médecine, qui ont salué sa tenue au Sénégal ainsi que sa pertinence.

Dans son dernier rapport sur la santé des populations, l’Orga­nisation mondiale de la santé (Oms) a insisté sur la croissance de maladies non-transmissibles telles que le cancer et les maladies cardio-vasculaires dans les pays en développement. Dans ce même rapport, l’Oms a souligné la persistance des maladies transmissibles comme la tuberculose, le paludisme et le Vih/Sida dans ces pays. Au Sénégal, malgré une baisse importante de ces infections, Ibrahima Wone, secrétaire général du ministère de la Santé et de l’action sociale, constate malheureusement que le problème persiste toujours. «Pour les résoudre, il faut nécessairement une utilisation de plus en plus fréquente de technologies innovantes», pense-t-il. D’où la pertinence du 1er forum, France-Afrique de l’Ouest, de santé publique et d’innovation médicale ouvert hier à Dakar, et qui se poursuivra encore aujourd’hui. «Le partenariat entre les institutions du Nord et celles du Sud peut apporter des solutions grâce à un échange d’expériences et de propositions pertinentes aux autorités issues de larges concertations entre scientifiques du Nord et ceux du Sud», a-t-il déclaré. Au cours de ce forum, plusieurs discussions et débats ont été prévus et des personnalités scientifiques, relevant de divers secteurs de la médecine, à savoir la recherche, l’enseignement, la formation professionnelle, l’industrie pharmaceutique… du Sénégal comme ceux de la France l’animeront. Dont le Professeur Doudou Bâ, président de l’Ansts, qui a initié ce forum. «Ce n’est pas un hasard… Il est symbolique» à ses yeux d’autant qu’il répond aux  nombreux défis que l’Afrique doit relever face aux besoins urgents des populations de plus en plus exigeantes en matière de santé. «Les maladies transmissibles comme non-transmissibles constituent de lourds fardeaux. Nous devons faire plus et mieux pour améliorer l’état de la santé de nos populations avec une formation de qualité. Cette riposte passe aussi à la recherche et au développement de la technologie», a-t-il dit.
Entre scientifiques de haut niveau, le partage des résultats de recherches, d’expériences et de bonnes pratiques est une chose tout à fait naturelle pour le président de la Fondation de l’académie de médecine de France, Jean Marie Dru. Il a donc rassuré ses interlocuteurs que ce forum n’est pas une option isolée. «Nous souhaitons revenir dans 2 ans régulièrement au Sénégal pour avoir d’autres forums du même type. Et nous souhaitons qu’entre ces forums, des relations privilégiées soient créées. Et pourquoi pas même créer des équipes bilatérales qui pourront aller très loin ?», a-t-il suggéré toujours dans l’optique de mieux partager des meilleures pratiques de mieux faire connaître toutes les techniques de médecine de pointe et de proposer des études de pathologie pour faire avancer les connaissances sur toutes les pathologies dans le monde entier.
A son tour, il sera rassuré d’entendre le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’action sociale dire que «le gouvernement du Sénégal ne ménagera aucun effort pour soutenir les actions collaboratives de cette nature et que le département sera attentif à toutes les propositions issues des ateliers».

 

 

 

   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal