242 millions de dollars dans la lutte contre le paludisme : Le Fonds mondial en guerre contre l’anophèle


Le Quotidien :La deuxième phase de l’Initiative régionale contre la résistance à l’artémisinine (Initiative Rai), lancée en 2013 en réponse à l’émergence du paludisme pharmaco résistant dans la région du Grand Mékong, serait enclenchée en 2018. L’annonce a été faite à l’occasion de la Journée mondiale du paludisme par le Fonds mondial de lutte contre le paludisme. C’est une subvention régionale, qui devrait s’élever à plus de 242millions de dollars Us sur trois ans.

Le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme avance dans sa volonté de soutenir 5 pays d’Asie du Sud-Est. Afin d’étendre les efforts déployés pour lutter contre le paludisme, l’objectif étant d’en éliminer les souches les plus mortelles. Dans un communiqué, il rappelle qu’il a  «a lancé l’Initiative régionale contre la résistance à l’artémisinine (Initiative Rai) en 2013 en réponse à l’émergence du paludisme pharmaco résistant dans la région du Grand Mékong, qui a été constaté d’abord au Cambodge et en Thaïlande, avant de s’étendre au Myanmar, au Laos et au Viet Nam». Cette initiative apporte, lit-on, un soutien aux pays afin qu’ils achètent et distribuent des produits de base tels que des moustiquaires imprégnées, d’insecticide, des tests de dépistage rapide qui ne nécessitent ni laboratoire ni compétences médicales et des médicaments de qualité garantie. Tous ces efforts ont permis de réduire très fortement le nombre de décès liés au paludisme.
Le Fonds mondial a annoncé lors de la Journée mondiale du paludisme que la deuxième phase de l’Initiative Rai serait enclenchée en 2018. «Cette subvention régionale, qui devrait s’élever à plus de 242millions de dollars US sur trois ans, sera la plus importante du genre pour le Fonds mondial et la première à se fixer pour objectif l’élimination d’une maladie dans une zone spécifique», renseigne-t-on. Au surplus, selon l’Organisation mondiale de la santé(Oms), il y a eu 212 millions de nouveaux cas de paludisme en 2015 et 429 mille décès liés à la maladie. Avec cette subvention, dit-on, les pays pourront investir dans la prise en charge des cas par des agents de santé bénévoles et dans des systèmes de surveillance, ce qui exige souvent d’allouer des moyens importants à la formation, à l’informatique et aux ressources humaines. «Nous avons vu les résultats d’un effort concerté et d’une approche coordonnée dans la lutte contre le paludisme dans la région», déclare Izaskun Gaviria, la gestionnaire principale de portefeuille du Fonds pour l’Initiative régionale contre la résistance à l’artémisinine. «Nous savons ce qui est possible et nous connaissons les enjeux. C’est pour cette raison que les pays se sont unis dans le but d’éradiquer la maladie. C’est la seule solution contre la pharmaco-résistance et elle ne peut pas aboutir si chacun travaille de son côté», ajoute-t-elle. L’on apprend ainsi que la plus grande partie de la subvention de l’Initiative Rai sera allouée aux cinq pays, mais 34 millions de dollars US iront à une composante régionale qui veillera à garantir des services antipaludiques pour les populations isolées des zones frontalières. Ce sont elles, en effet, qui courent le plus de risques et qui sont les moins susceptibles d’avoir accès à des centres de santé officiels. Pour Mme Gaviria, avec l’investissement de l’Initiative Rai qui soutient le financement national et l’engagement des partenaires tous secteurs confondus, l’élimination est possible. «La menace de la pharmaco-résistance à l’échelle mondiale nous pousse impérativement à mener notre mission à bien. Si nous venions à échouer, nous gâcherions l’occasion qui se présente pour le Mékong et ce serait un échec énorme pour la sécurité sanitaire mondiale», dit-elle.

 

 

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