PNLP – Elimination du paludisme en 2030 : Pari presque gagné


Le Quotidien : Le paludisme ne constitue presque plus un motif de consultation à l’échelle nationale. Sur 100 consultations, seules les trois concernent le paludisme. A ces résultats, il faut y ajouter la baisse de la mortalité de 3%. Des avancées significatives qui font espérer une élimination de la maladie d’ici à 2030, selon le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme. Il y a tout de même de la résistance dans certaines zones.

La lutte contre le paludisme a enregistré d’importants résultats ces dernières années. Aujourd’hui, seuls 3% des motifs de consultation au niveau national concernent le paludisme. Et seuls 3% des malades en meurent. Une satisfaction, selon le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme, Dr Omar Sarr, qui faisait face à presse en prélude à la célébration de la Journée mondiale du paludisme. Une journée qui sera célébrée dans toutes les régions du Sénégal mardi prochain. Cette année, l’activité focus va se faire dans la région de Kaolack en présence de Awa Marie Coll Seck.
Cette journée sera une occasion pour le Pnlp de revenir sur les résultats engrangés grâce aux «interventions multiples et variées et de haute portée» comme la couverture universelle en Moustiquaire imprégnée à longue durée d’action (Milda) l’année dernière. Une campagne qui a enregistré des résultats probants puisque, selon une enquête externe faite sur l’utilisation de ces moustiquaires, 90% des ménages dorment sous Milda au lendemain de l’enquête, révèle le coordonnateur du Pnlp. Le programme a aussi déployé d’autres stratégies de lutte contre cette maladie comme les tests de diagnostic rapide, les aspersions intra-domiciliaires et la chimio-prévention du paludisme saisonnier chez les enfants de moins de 10 ans, surtout dans les zones où on a constaté une charge élevée de la morbidité de la pandémie.
Mais il faut dire que ces résultats obtenus globalement cachent quelques disparités. Les régions du Sud et de l’Est continuent toujours de porter encore le fardeau de la maladie. Même si on a enregistré un recul, la maladie continue de se propager. En témoignent ces chiffres, indique Dr Alioune Badara Guèye. 45% des cas de paludisme ont été détectés dans la partie Sud et Est du pays et le tiers des décès liés au paludisme concerne toujours ces zones, indique Dr Guèye du Pnlp. Conscient de cette disparité dans la répartition de la maladie dans les différents districts, le Pnlp a décidé d’adapter des plans de lutte selon les zones. Ainsi, un plan d’accélération a été mis en place pour les zones Sud et d’Est. Il s’agit, selon Omar Sarr, de renforcer les interventions dans les zones dites rouges, notamment à Sédhiou, Kolda, Kédougou, Tambacounda, Kaolack et Diourbel. Ici, le programme de lutte compte accentuer la lutte vectorielle qui, selon le coordonnateur du Pnlp, a donné d’excellents résultats. La prise en charge précoce des cas de paludisme est aussi envisagée dans le but de multiplier les chances de guérison. Le Pnlp a aussi rendu gratuit le traitement du paludisme grave dans ces régions en attendant le passage à l’échelle nationale prévu durant cet hivernage, annonce Omar Sarr. Le Pnlp qui déroule ainsi son plan stratégique sur cinq ans table sur un budget prévisionnel de 110 milliards de francs Cfa. Pour les responsables du programme, il faut 1 409 francs par personne et par an pour lutter contre le paludisme et espérer éliminer la maladie d’ici à 2030.

 

 

 

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