Prise en charge du paludisme à domicile : La diversification des interventions du dispensateur de soins fortement recommandée


Le Soleil : Le projet de Prise en charge à domicile du paludisme (Pecadom) est mis en œuvre au Sénégal depuis 2008. Des acteurs se penchent, à Thiès, sur les résultats obtenus afin de formuler des recommandations pour une meilleure gestion de ce modèle communautaire.

Les acteurs et leurs partenaires ont choisi de se rencontrer à Thiès pour se pencher sur la stratégie de mise en œuvre du projet communautaire de Prise en charge du paludisme à domicile (Pecadom Plus). « Mais, la présente session implique uniquement les agents de toute la zone Sud, Sud-est (régions de Kédougou, Kolda, Sédhiou et Tambacounda) où le projet a été étendu en 2016 », a indiqué le Dr Oumar Sarr, coordonnateur du Pecadom. Il a souligné que « les étapes de la mise en œuvre ont connu des avancées depuis la phase test, en 2012, dans un village du poste de santé de Missirah Dantila, dans le district sanitaire de Saraya (Kédougou), avec une première extension, en 2013, pour valider la stratégie réalisée à l’échelle du district sanitaire de Saraya dans le but d’évaluer la faisabilité du modèle avec un grand échantillon ».

Le coordonnateur du programme a estimé « qu’il s’agissait de comparer, à l’époque, une zone d’intervention du modèle Pecadom Plus avec une zone de non intervention avant sa validation ».
L’atelier de partage de 2 jours, ouvert le 7 mars 2017, va se pencher sur le processus, les résultats de la mise en œuvre au niveau des districts et la formulation de recommandations, pour une meilleure prise en charge du modèle qui a été initié, en 2008, par le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp).

Le projet Pecadom Plus a démarré par une phase pilote, avec succès, dans les districts sanitaires de Ranérou Ferlo (Matam), Dioffior (Fatick) et Mékhé (Thiès). A partir de 2009, il a été étendu à plusieurs districts des régions de Kaolack, Kaffrine, Tambacounda, Kédougou, Fatick, Kolda, Sédhiou, Thiès et Matam. Les différentes évaluations, a soutenu le Dr Sarr, « ont recommandé la diversification du paquet d’intervention du dispensateur de soins à domicile (Dsdom) dans le but d’avoir un meilleur impact sur la mortalité infanto-juvénile ».

A Thiès, il s’agit de faire l’évaluation de cette stratégie dans les régions de Kédougou, Kolda, Sédhiou et Tambacounda. Car malgré les avancées, quelques limites ont été constatées dans la mise en œuvre de cette stratégie comme modèle de détection passive des cas de paludisme au niveau communautaire. Ce, du fait qu’elle n’est toujours pas renforcée par des activités d’éducation à base communautaire susceptibles d’améliorer l’acceptation des Dsdom nouvellement formés et d’encourager le recours aux soins actifs.

 

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