Maladies rénales : L’obésité, un facteur à risque


L’insuffisance rénale terminale (Irt) chronique reste un problème de santé publique au Sénégal où des centaines de personnes sont sous dialyse. Hier, lors de la célébration de la Journée mondiale du rein, les spécialistes ont informé que les personnes obèses présentent plus de risque de développer cette maladie.

La Journée mondiale du rein, célébrée hier, avait comme thème : « Maladie rénale et obésité ». L’obésité est définie comme étant une augmentation excessive de la masse grasse. Elle est en constante augmentation au Sénégal pour des raisons qui ont pour noms : inadaptation des régimes alimentaires, sédentarité galopante... Malheureusement, elle peut être un facteur de risque de la maladie rénale.

Selon le directeur général de la Santé, Dr Papa Amadou Diack, les personnes obèses présentent près de 83 % de risque de développer une maladie rénale chronique (Mrc). Il a informé que 24,9 % de la Mrc chez la femme est associée à l’obésité. Chez l’homme, le taux est de 13,8 %.

Le Pr Boucar Diouf, chef du Service néphrologie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, a indiqué que les personnes en surpoids présentent 2 fois plus de risque de développer une insuffisance rénale terminale (Irt) nécessitant un traitement de suppléance par dialyse ou greffe. Il a aussi averti les populations de l’excès de graisse, étroitement lié au développement du diabète et de l’hypertension artérielle (deux maladies chroniques responsables, à elles seules, de 50 % des cas d’Irt). « Mais, indépendamment du diabète et de l’hypertension artérielle, l’excès de poids, notamment de la graisse au niveau du ventre, est un facteur majeur de risque d’insuffisance rénale. D’où l’utilité de dépister annuellement chez les personnes obèses », a conseillé M. Diouf. Les mêmes conseils sont prodigués par le directeur de la Santé qui a expliqué qu’au vu de toutes ces données, la prévention de l’obésité est fondamentale.

Plus de prévention
La Journée mondiale du rein est une occasion, selon le chef du Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips), Dr Aloyse Diouf, de sensibiliser les populations sur le changement de comportements en mettant l’accent sur la prévention. Il a indiqué que quand les populations sont bien informées, elles prennent leurs dispositions. En plus de la prévention, l’État s’est engagé à améliorer l’offre de la dialyse.

Papa Amadou Diack a rappelé que le Sénégal compte, aujourd’hui, 9 centres de dialyse fonctionnels dans le public. Mieux, le centre de Saint-Louis a vu ses postes d’hémodialyse passés de 6 à 21. Le centre de l’Association sénégalaise des hémodialysés et insuffisants rénaux (Ashir) va bientôt démarrer ses activités. Il sera suivi de Dalal Jamm, dans la banlieue dakaroise.

Au Sénégal, environ 319 patients sont dialysés dans le public et 273 dans le privé. En attendant que l’État dispose de statistiques, le directeur de la Santé a révélé que près de 600 millions de personnes dans le monde souffrent de cette pathologie qui n’épargne aucun pays. L’Oms prévoit d’ailleurs une augmentation de la prévalence de la maladie rénale chronique de 17 % dans les 10 ans à venir.

 

 

Le Forum de Discussion

Que pensez vous de la CMU ? - *





indiquer votre choix.

Vidéo du mois

JW Player goes here


   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal