Panne de la radiothérapie de Le Dantec : D’autres malades bientôt évacués au Maroc


Le Soleil : Les autorités sanitaires vont évacuer d’autres malades à l’étranger pour les séances de radiothérapie en attendant l’acquisition de nouveaux appareils par le Sénégal. L’information a été donnée par le chef de Division des maladies non transmissibles, Dr Marie Kâ Cissé.

Le chef de Division des maladies non transmissibles, Dr Marie Kâ Cissé, a annoncé, samedi dernier, qu’un autre groupe de personnes atteintes de cancer seront évacuées au Maroc dans les prochains jours. Ces malades seront admis aux services de radiothérapie des structures du royaume chérifien. Elle a d’ailleurs assuré à cette occasion que les premiers malades référés au Maroc se portent bien. Interpelé sur les critères de choix des malades, le Pr Mamadou Diop de l’Institut du cancer de l’hôpital a soutenu qu’ils sont purement médicaux et scientifiques. « Tous les malades qui ont besoin de radiothérapie et qui n’ont pas les moyens d’aller en Tunisie ou au Maroc pour se faire traiter, devraient être évacués si les médecins qui suivent leur dossier sont d’accord. C’est juste une indication de radiothérapie », a-t-il souligné. M. Diop a rappelé que la radiothérapie n’est pas le seul moyen de traitement des cancers.

La chirurgie et la chimiothérapie restent les éléments les plus importants dans le dispositif de traitement de cette pathologie. La radiothérapie vient souvent en complément pour éviter qu’il ait une récidive. Même si le Pr Macoumba Gaye, agrégé en radiothérapie et chef du service de l’Unité de cancer de l’hôpital Dalal Jamm, a estimé que 70% des cancéreux sénégalais ont besoin de la radiothérapie.

Elle est incontournable dans la prise en charge de 100 types de cancers qui sont détectés dans le monde. La radiothérapie, a-t-il ajouté, favorise la guérison de 30% des malades souffrant de cancer. Toutefois, ni la chirurgie et encore moins la radiothérapie ne sont efficaces contre les cancers qui sont à un stade avancé. « C’est pour cette raison que nous avons, à l’hôpital Aristide Le Dantec, une stratégie thérapeutique et des réunions de concertation pluridisciplinaire chaque semaine. Car personne n’a le droit de traiter un cancer si le dossier du malade n’est pas étudié, validé et signé lors de cette réunion», a précisé le Pr Mamadou Diop.

Selon lui, cette réunion nécessite la participation d’un chirurgien spécialiste de l’organe concerné, un radiothérapeute, un chimiothérapeute, un radiologue pour réévaluer toute l’imagerie, un pathologiste, c’est-à-dire celui qui fait le diagnostic au microscope. « Toutes ces personnes doivent être au moins présentes et même le malade, parce que vous ne pouvez pas enlever l’organe d’une personne sans qu’elle ne donne son accord », a détaillé le spécialiste des maladies cancéreuses. Il a affirmé qu’à partir du moment où les médecins décident de prodiguer un traitement par la radiothérapie à un malade, « il n’y a pas de raison qu’il ne soit pas évacué si les fonds sont disponibles. Donc, ce sont des critères purement scientifiques et médicaux », a soutenu le cancérologue.

 

 

 

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