Action sociale : 24.355 cartes d’égalité des chances distribuées


Les autorités publiques posent des actes qui vont concourir à soulager des personnes vivant avec un handicap. Les services compétents de l’Etat ont déjà distribué 24.355 cartes d’égalité des chances à ces Sénégalais souffrant de handicap.

Le directeur de la Promotion et de la Protection des droits des personnes handicapées, Lamine Faty, a tracé le chemin parcouru par le Sénégal pour répondre aux besoins des personnes vivant avec un handicap. Le vote de la loi d’orientation sociale, l’instauration de la carte d’égalité des chances et l’enrôlement des détenteurs de ces cartes dans des mutuelles de santé ouvrent, selon lui, une nouvelle page dans la vie de cette couche vulnérable. « Nous avons déjà distribué 24.355 cartes d’égalité des chances et 12.881 bourses de sécurité familiale ont été attribuées aux personnes vivant avec un handicap », a révélé M. Faty au cours d’un atelier portant sur la sensibilisation des députés, des conseillers du Haut Conseil des collectivités territoriales, du Conseil économique social et environnemental. Ce séminaire est organisé par la Direction de l’Action sociale en partenariat avec l’Ong Sightsavers. La représentante pays de l’Ong Sightsavers Salimata Bocoum a fait un vibrant plaidoyer pour la prise en compte des besoins des personnes vivant avec un handicap. Pour cette dernière, il serait difficile d’obtenir de bons résultats dans la lutte contre la pauvreté si une frange importante de la population est marginalisée.

« Il est important que les autorités aient une stratégie claire pour faciliter l’accès à la santé et à l’éducation aux personnes vivant avec un handicap. Il nous faut un système santé solidaire et une éducation inclusive », a-t-elle dit, faisant savoir  qu’ « une société qui se veut émergente ne peut pas laisser en rade une frange importante de sa population ». Pour cette organisation, l’implication des députés, des hauts conseillers du Haut conseil des collectivités territoriales et du Conseil économique, social et environnemental revêt une importance capitale pour la sensibilisation les décideurs. « Il est important de renforcer la capacité de tous parce que nous avons besoin de porter le plaidoyer », a souligné Mme Bocoum.

Elle a justifié leurs interventions dans des pays comme le Sénégal par la prévalence élevée des maladies oculaires. En fait, les pays en voie de développement comptent plus de 280 millions de personnes qui souffrent de déficience visuelle. Pour sa part, le représentant de la Commission de la jeunesse, des sports et éducation de l’Assemblée nationale a assuré que les députés voteront toutes les lois qui vont contribuer à l’amélioration des conditions de vie de cette couche de la population. Le représentant du Haut conseil des collectivités territoriales a promis l’engagement des hauts conseillers à porter les revendications des personnes vivant avec un handicap.

 

 

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   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal