Finance islamique et lutte contre le paludisme : La Bid octroie 51 milliards de FCfa au Sénégal


Le Sénégal et la Banque islamique de développement (Bid) ont signé, hier, trois conventions de financement de projets importants portant sur les domaines de la santé, de la micro-finance et du commerce. Ces accords portent sur un montant cumulé de 51 milliards de FCfa.

La Banque islamique de développement (Bid) a mis à la disposition du Sénégal une enveloppe financière de l’ordre de 51 milliards de FCfa pour le financement de projets et programmes à fort impact social. Ces fonds sont destinés au développement de la micro-finance islamique au Sénégal à travers le programme Promise, à l’appui à la lutte contre le paludisme et à l’assistance technique pour le Plan de communication du Projet de Waqf. Ces trois accords de financement ont été signés, hier, par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et le vice-président de la Bid en charge des Opérations, Mansur Muhtar en visite de travail au Sénégal depuis dimanche.

« C’est un plaisir de signer ces accords qui, je l’espère, seront d’un grand bénéfice pour les populations du Sénégal », s’est-il félicité. Pour le Dr Muhtar, ces trois accords de financement illustrent, à plus d’un titre, la coopération exemplaire qui existe entre le Groupe de la Bid et le Sénégal depuis 1976. « Depuis l’adhésion du Sénégal à la Bid, notre partenariat se développe et se renforce de jour en jour. Les engagements de la Banque ont atteint un peu plus de 1.425 milliards de FCfa et couvrent des secteurs stratégiques divers et variés de l’économie sénégalaise », a-t-il avancé. Avant d’ajouter que la Bid est en avance sur le calendrier des engagements qu’elle avait pris en faveur du Sénégal, lors du Groupe consultatif de Paris pour le financement du Pse.

Au regard du cumul des approbations accordées par la Bid au Sénégal depuis 1976, « notre pays se présente comme le premier pays partenaire » de ce groupe bancaire en Afrique subsaharienne, a fait remarquer le ministre Amadou Bâ. Selon lui, « la touche particulière » des financements de la Bid au bénéfice du Sénégal est qu’ils ont atteint des niveaux jamais égalés depuis l’avènement du président Macky Sall. « De 1976 à mars 2012, les ressources mises à la disposition du Sénégal, en termes d’approbations, par le Groupe de la Bid étaient de 609 milliards de FCfa, alors que d’avril à aujourd’hui, elles sont de 815 milliards de FCfa. Dans cette même lancée, la contribution de 197 milliards de FCfa de la Bid pour la réalisation du Train express régional (Ter), est de loin, le financement le plus élevé jamais approuvé par la Bid en faveur d’un pays membre en Afrique subsaharienne », a signifié le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.

Les trois nouveaux projets financés par la Bid intègrent ainsi le portefeuille déjà riche de 28 projets pour un montant total de 910 milliards de FCfa en particulier dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’éducation, de la santé et de la finance islamique. Ce portefeuille, a rappelé Amadou Bâ, est « aligné sur les priorités du gouvernement du Sénégal ». Il reste juste, selon lui, à mutualiser les forces et à ne ménager aucun effort pour relever le défi de la mise en œuvre adéquate. Mais toujours est-il qu’Amadou Bâ estime que les perspectives qui s’ouvrent à la coopération entre le Sénégal et la Bid, déjà très fructueuse, « se révèlent sous des auspices encore plus prometteurs ».

DES PROJETS À FORT IMPACT SOCIAL

Les 51 milliards de FCfa débloqués par la Bid vont servir au financement de trois secteurs à fort impact social. Le premier accord de financement porte sur une enveloppe de 32 milliards de FCfa. Ces fonds vont servir à financer le Programme de développement de la micro-finance islamique au Sénégal (Promise). Par l’entremise de ce programme, au moins 50.000 micro-entreprises pourraient être financées et 25.000 nouveaux emplois générés d’ici à 2022. « Ainsi, l’accès des populations défavorisées aux retombées du projet pourrait passer de 15%, situation actuelle de référence, à 18 % en 2027 », a indiqué le ministre Amadou Bâ.

Quant au Projet d’appui à la lutte contre le paludisme, il est composé d’un financement mixte de la Bid et du Fonds de la Vie et de Subsistance pour un cumul de 17,6 milliards de FCfa. Il vise la réalisation des objectifs du Programme national de lutte contre le paludisme (Plnlp), 2016-2017 qui vise à réduire la mortalité et la morbidité, liées au paludisme. Dans son allocution, le Dr Mansur Muhtar a souligné que le fléau du paludisme a « coûté trop de vies à l’Afrique subsaharienne et que son éradication est une priorité absolue pour la Bid ». A noter que c’est la troisième fois que la Bid fournit au Sénégal un financement dans la lutte contre le paludisme.

Le dernier projet concerné est relatif au plan de communication du Projet Waqf dont le projet de loi a été déjà voté à l’Assemblée nationale.

 

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