Approche « One health » : 300 techniciens et 30 ministres de la Santé attendus à Dakar


Le Soleil : Du 8 au 11 novembre 2016, Dakar abritera la réunion technique et ministérielle sur l’approche « One health » (Une seule santé). Cette rencontre réunira 300 techniciens de la santé venant de 17 pays, dont 15 de la Cedeao, et 30 ministres de la Santé, de l’Elevage et de l’Environnement.

La promotion, l’adoption et la mise en œuvre du concept « One health » (Une seule santé) seront au cœur la réunion technique et ministérielle qui aura lieu à Dakar du 8 au 11 novembre 2016. Ce rendez-vous sera l’occasion, pour les pays concernés, de renforcer la coopération intersectorielle en prévention, détection et riposte face aux risques de maladies infectieuses émergentes, telles que les zoonoses et la résistance aux antimicrobiens.

Ainsi, au cours de cette réunion, il sera question de sensibiliser les participants sur les aspects techniques et opérationnels de l’approche « Une seule santé », en tenant compte des progrès accomplis jusque-là, mais aussi et surtout des défis dans la région africaine, particulièrement en Afrique de l’Ouest.

« Au cours de cette réunion technique, il s’agira également d’amener les partis à élaborer des stratégies nationales pour l’institutionnalisation du concept conformément aux règlements sanitaires internationaux et au processus de performance des services vétérinaires », a informé le Pr Ibrahima Seck, conseiller technique du ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Réponse à la fragilité des systèmes sanitaires en Afrique

« Près de 75% des maladies qui ont affecté les humains ces dernières années, informe le ministère de la Santé, sont causées par des agents pathogènes provenant des animaux ou des produits d’origine alimentaire. Parmi elles, plusieurs ont un potentiel de propagation à grande échelle, avec divers modes de transmission, et peuvent devenir des problèmes mondiaux de santé publique ».

La région africaine, notamment ouest-africaine, est en proie régulièrement aux menaces et aux conséquences d’épidémies causées par les zoonoses. L’épidémie à virus Ebola, qui a sévi en Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 et causé plus de 11.000 décès, en est une parfaite illustration. « L’épidémie à virus Ebola, avec son corollaire de morts, avait montré jusqu’où nos systèmes de santé étaient fragiles », a soutenu le Pr Seck. Il a renseigné que ce concept intégrateur entre la santé humaine, animale et l’environnement vise à encourager les collaborations entre les acteurs et les secteurs dont les activités ont un impact sur la santé.

Autour de ce concept, l’Etat, à travers ses partenaires, notamment la Banque mondiale (Bm), l’Usaid, la Fao, entre autres, cordonne des programmes de renforcement et de surveillance épidémiologique en protection animalière domestique et de ripostes pandémiques. En plus de ces projets, le Sénégal vient d’achever la première phase de réglementation sanitaire internationale. Une autoévaluation qui a permis de tester la capacité de notre pays à prévenir, détecter et riposter en cas de maladies infectieuses accidentelles, naturelles ou délibérées. En effet, le Sénégal est choisi parmi les cinq pays qui doivent abriter les laboratoires de référence pour diagnostiquer les maladies infectieuses dans l’espace Cedeao.

 

   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal