Santé sexuelle et reproductive : Des porteurs de projet de 9 pays outillés par l’Initiative 5%


Le Soleil : Une vingtaine de porteurs de projet financés par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme étaient à l’école de la santé sexuelle et reproductive pour mieux prendre en charge cette problématique chez les adolescents et jeunes.

Pour renforcer son engagement vis-à-vis des entités subventionnées et des partenaires qui l’accompagnent dans l’atteinte de leurs objectifs, le projet Initiative 5% a lancé un dispositif de formation pour renforcer les compétences des porteurs de projet dans la perspective d’accroître la qualité, l’efficience et l’impact des projets financés. Cette première session en santé sexuelle et droits humains a réuni des participants du Burkina Faso, du Burundi, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, de la République du Congo, de la République démocratique du Congo (Rdc), du Togo et du Sénégal.

En février 2015, le projet Initiative 5% a lancé un appel à projets pour adolescents et jeunes filles pour sélectionner des projets complémentaires des subventions du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Ainsi, 5 projets ont été sélectionnés pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour un total de plus de 2,7 milliards de FCfa (4,2 millions d’euros) couvrant ces 9 pays sur une période de deux ans. Plusieurs approches sont développées, notamment la santé sexuelle et l’approche positive de la sexualité. Pour Mamadou Dieng, expert technique à expertise France, cette formation revêt une importance toute particulière. « On a financé des acteurs africains sur un projet d’Initiative 5%, et cette formation vise à les outiller pour mieux améliorer les services qu’ils offrent aux jeunes ». Selon lui, il s’agit de transférer des compétences à des acteurs locaux. Ces derniers seront, au sortir de cette formation, des formateurs qui pourront transférer leurs compétences au niveau national et sous-régional.

De l’avis de M. Dieng, la sexualité positive est un concept nouveau. « Souvent, on ne parle de la sexualité que dans les problèmes (grossesses non désirées, Vih/Sida, Ist). Pour nous, il faut parler de la sexualité de façon positive, en parlant d’amour, de bien-être, de plaisir », a-t-il soutenu. L’expert a ainsi invité à briser les tabous, pour que les gens puissent s’approprier la sexualité comme quelque chose étant liée à l’amour, au plaisir et au bien-être.

 

 

   MSAS, Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal