APS : L’initiative ’’Resolve to save lives’’, représentée par l’ONG américaine ’’Campaign for Tobacco Free Kids’’, (CTFK) a organisé jeudi un atelier de plaidoyer à l’endroit des parlementaires sur le financement du secteur de la santé et de la surveillance des crises sanitaires.

La rencontre organisée dans les locaux de l’Assemblée nationale visait à ’’sensibiliser davantage les députés pour l’inscription dans la loi des finances un chapitre +investissements pour la surveillance des crises sanitaires et de la riposte face aux epidemies+’’.

’’Dans la lutte contre les épidémies et la gestion des crises sanitaires, le problème dans nos pays c’est le financement, le manque de moyens’’, a souligné Oumar Ndao, chargé du plaidoyer de l’initiative Resolve to save lives.

Selon les organisateurs, l’objectif de l’atelier était de ‘’renforcer le système de surveillance des épidémies et de riposte face aux urgences sanitaires’’.

Il s’agissait aussi d’amener les autorités à ‘’inscrire dans la loi des finances un chapitre +investissements pour la surveillance des épidémies et la riposte face aux urgences sanitaires+, augmenter les chapitres fonctionnement du COUS et de la santé’’.

’’Resolve to save lives’’ est une nouvelle initiative de Santé qui a reçu un engagement de financement de 225 millions de dollars US provenant de trois des plus grandes organisations philanthropiques du monde - Bloomberg Philanthropie, l’Initiative Chan Zuckerberg et la Fondation Bill & Melinda Gates. 

’Resolve to save lives’’ a pour principale ambition d’aider les gouvernements des pays à revenu faible et intermédiaire à ‘’renforcer leur infrastructure de santé publique, à sécuriser le financement des bailleurs et à mettre en œuvre des programmes viables visant à renforcer les capacités des pays dans la prévention et la riposte face aux épidémies’’. 
Selon Oumar Ndao, ’’Resolve to Save Live comporte 2volets : le premier est orienté vers la gestion des problèmes cardio-vasculaires, tandis que l’autre porte sur la gestion des crises de santé, des épidémies’’.
L’objectif de cet atelier ‘’est de faire engager les parlementaires pour que l’Etat puisse mettre assez de ressources au niveau de la gestion des urgences sanitaires mais également appuyer la Direction de la prévention mais surtout le COUS (Centre d’Opération des Urgences Sanitaires)’’, a souligné Aminata Gueye, présidente de la commission santé de l’Assemblée.
’’A la sortie de la session de la loi de finance initiale avec le Ministère des Finances, nous avions fait un plaidoyer pour que le ministre puisse accompagner les établissements sanitaires sur le territoire national’’, a-t-elle ajouté.
’’Il faut qu’on plaide pour un relèvement du plateau technique des établissements sanitaires car dans certaines zones reculées du pays les populations peinent à recevoir des soins de santé de qualité’’, a-t-elle poursuivi.